Les colporteurs de vélos traversent une période particulièrement difficile sur l’axe routier reliant Demba à Kananga. En cause : la multiplication des taxes et patentes imposées à différents points du trajet, une pratique qui suscite de vives inquiétudes parmi ces acteurs du petit commerce.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les vendeurs sont contraints de s’acquitter de frais à répétition à chaque passage dans certaines localités.
« À chaque arrêt, on nous demande de payer une taxe avant de continuer. Au final, nos bénéfices disparaissent », confie un colporteur rencontré sur la route.
Ces prélèvements, souvent perçus sans justificatif officiel, varient d’un poste à un autre. Pour certains, il s’agirait d’initiatives locales, tandis que d’autres évoquent une confusion entre les taxes légales et les perceptions informelles.
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Cette situation alourdit considérablement les charges des colporteurs, déjà confrontés aux difficultés liées à l’état de la route et à la baisse du pouvoir d’achat.
Face à cette réalité, plusieurs d’entre eux dénoncent un véritable climat de harcèlement fiscal. « Nous ne refusons pas de payer les taxes de l’État, mais ce que nous vivons dépasse le cadre légal », déplore un autre opérateur économique.
Du côté des autorités locales, le silence persiste pour l’instant, alors que les appels à une régulation claire et à la suppression des perceptions illégales se multiplient.
Certains acteurs de la société civile plaident pour une intervention urgente afin de protéger ces petits commerçants et garantir la libre circulation des biens.
Il convient de noter que les colporteurs de vélos exercent désormais leur activité dans la crainte constante de nouvelles taxes, mettant en péril leur survie économique.
André Patuakakenga Kanku

