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Provinces

HL’Investissement de Trop ? Le Calvaire de Bahati Lukwebo, un Apatride Économique dans son Propre Pays

La tragédie d’un homme qui a cru au potentiel économique de la République Démocratique du Congo prend une tournure dramatique. Alors que le mouvement rebelle AFC/M23 étend son emprise sur le Sud-Kivu, l’empire de l’honorable Bahati Lukwebo s’écroule, laissant derrière lui une question amère : investir au Congo est-il devenu un crime punissable par l’expropriation et l’errance ?

La gestion des fleurons hôteliers de Bukavu, l’Hôtel New Riviera et l’Hôtel Orchid’s, a officiellement échappé au contrôle du Groupe Taverne pour tomber sous la coupe complète et discrétionnaire de l’AFC/M23. Ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Selon un rapport alarmant du gérant du groupe, Paul Bwirano Chentwali, le mouvement rebelle a instauré un système de prédation systématique : les recettes doivent être versées chaque début de semaine au département des finances du mouvement, qui dicte désormais les limites des dépenses autorisées.

La liste des biens confisqués ressemble à un inventaire de fin de règne. Au-delà des infrastructures hôtelières, c’est l’intimité et le patrimoine familial de Lukwebo qui sont visés :

Logements : Toutes les maisons du sénateur sont désormais confisquées, et les locataires sommés de payer leurs loyers aux rebelles.

Drames Humains : À Muhumba, la résidence de son cousin, Sengo Lukwebo, a été saisie et les familles occupantes déguerpies sans sommation.

Logistique : Plus d’une dizaine de véhicules, dont des bus de transport, des camions anti-incendie et des engins de chantier, ont été emportés depuis le port Bahali et les sites hôteliers.

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Le paradoxe est frappant. Alors que l’honorable Lukwebo a injecté des capitaux massifs pour bâtir des usines de blocs de ciment et des supermarchés (comme celui de Kavumu, aujourd’hui vandalisé), il se retrouve aujourd’hui traité comme un étranger ou pire, un ennemi sur ses propres terres.

Le gérant du groupe, constatant l’impuissance totale face à la force armée, suggère désormais des mesures radicales : le licenciement pour cas de force majeure de tout le personnel lié aux biens du Sénateur et l’arrêt total des subventions pour ces infrastructures désormais inutilisables par leurs propriétaires légitimes.

La situation à Kinshasa n’est guère plus respirable. Traqué économiquement à l’Est par l’occupation rebelle et suffoquant sous les pressions politiques et sécuritaires dans la capitale, Bahati Lukwebo semble devenir un apatride. Sa seule faute semble avoir été de transformer son capital en briques, en mortier et en emplois sur le sol congolais, des biens qui, contrairement à des comptes bancaires à l’étranger, ne peuvent être déplacés face à l’avancée des troupes.

Aujourd’hui, le cas Lukwebo sert d’avertissement sombre à tous les opérateurs économiques nationaux : dans un climat d’instabilité, vos investissements peuvent devenir vos propres chaînes

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