Une polémique naît autour d’une série de nominations au sein d’une structure fédérale liée au parti politique M.P.A.S.A, après la réaction publique d’un acteur de la société civile du Sud-Kivu, dont le nom figure sur une liste officielle sans son accord préalable.
Dans un document de décision largement diffusé sur les réseaux sociaux, plusieurs personnalités ont été désignées à différents postes au sein du comité de la fédération et des coordinations locales. Parmi elles, Jospin Boazi Mubiya Akilimali est cité comme « fédéral adjoint en charge des opérateurs économiques » dans le groupement de Baliga, chefferie des Bakisi, territoire de Shabunda.
Cependant, dans une correspondance adressée au président national du parti et datée du 23 avril 2026 à Bukavu, l’intéressé a formellement décliné cette nomination. Il affirme avoir découvert son intégration dans cette structure politique « à travers les réseaux sociaux », sans avoir été consulté au préalable.
Dans sa lettre, Jospin Boazi exprime son étonnement face à cette désignation qu’il qualifie d’unilatérale. Tout en remerciant les initiateurs pour la confiance portée à sa personne, il indique clairement son « indisponibilité d’assumer cette responsabilité », invoquant des raisons de convenance personnelle.
L’acteur de la société civile insiste également sur son indépendance vis-à-vis des formations politiques. Il précise n’avoir « jamais adhéré » au parti en question et réaffirme sa volonté de conserver son statut d’acteur engagé dans la société civile du Sud-Kivu.
Cette situation relance le débat sur les pratiques de certaines organisations politiques consistant à nommer des personnalités sans leur consentement préalable, une démarche souvent critiquée pour son manque d’éthique et de transparence.
Isaka Kijana

