Le débat sur un éventuel retour à la Constitution de 1992 en République démocratique du Congo suscite déjà des tensions au sein de la classe politique. Delly Sesanga, président du parti ENVOL, a vivement réagi à cette proposition avancée par certains acteurs politiques, notamment un responsable de l’UDPS.
Selon lui, cette ancienne Constitution, adoptée dans un contexte très différent, introduisait le fédéralisme, une orientation qui pourrait, selon Delly Sesanga, fragiliser l’unité nationale. « Un responsable de l’UDPS a dit qu’on doit revenir à la Constitution de 1992. Cette Constitution proclame le fédéralisme, comme le souhaitent ceux qui sont à Goma », a-t-il souligné, mettant en garde contre les conséquences politiques et institutionnelles d’une telle démarche.
Pour Delly Sesanga, relancer ce texte constitutionnel reviendrait à rouvrir un débat sensible sur la décentralisation et le partage du pouvoir, alors que le pays continue de chercher un équilibre entre unité et gouvernance locale. Il appelle ainsi les acteurs politiques à réfléchir aux implications d’une telle réforme avant d’engager le pays dans une voie qu’il juge « risquée ».
Le sujet reste donc au cœur des discussions politiques, entre partisans d’une plus grande autonomie des provinces et défenseurs d’un État central fort. Les prochains mois s’annoncent décisifs pour le futur cadre institutionnel de la RDC.
Dan Narcïs Nzuji

