Un grave incident survenu dans le village de Misusu, situé dans le groupement de Bena Mukamba, secteur de Lusonga, territoire de Demba, au Kasaï-Central, a plongé une famille entière dans le désarroi. Trois habitations ont été incendiées à la suite d’un conflit familial ayant dégénéré en violences, laissant plusieurs personnes sans abri et privées de leurs biens.
Selon des sources locales, les faits se sont déroulés mercredi dernier lors du séjour de Bilumbu Tshibamba, capitaine au sein de la Garde républicaine et natif de cette partie du territoire de Demba. Le militaire était retourné dans son village natal pour la première fois depuis son intégration au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), afin de présenter ses condoléances à sa famille après le décès de son père survenu l’année précédente.
Alors qu’il rendait visite à une tante paternelle dans le village de Misusu, une altercation familiale aurait éclaté dans des circonstances qui restent encore à élucider. La dispute aurait rapidement attiré l’attention des habitants et provoqué une vive tension au sein de la communauté.
Dans la foulée, des individus en colère se seraient dirigés vers les habitations de Mpembu Mpembu, cousin du militaire. Trois maisons ont été incendiées, entraînant la destruction totale de nombreux biens. Les flammes ont réduit en cendres les logements ainsi que les effets personnels des occupants, les laissant dans une situation particulièrement difficile.
Alertées, les autorités administratives et sécuritaires se sont rendues sur place pour rétablir l’ordre et prévenir toute escalade. Le chef de secteur, le responsable local de l’Agence nationale de renseignements (ANR) ainsi que le chef du groupement de Bena Mukamba ont engagé des démarches de médiation et de sécurisation afin d’apaiser les tensions.
Dans le cadre des investigations, plusieurs personnes ont été interpellées dès le vendredi suivant les événements. Parmi elles figurent notamment Papa Kalondo et Kamayi, actuellement détenus pour les besoins de l’enquête.
Si le calme est progressivement revenu dans le village, les conséquences demeurent lourdes pour la famille sinistrée. Privées de logement et de la majeure partie de leurs biens, les victimes vivent désormais dans une grande précarité. Elles lancent un appel à l’aide aux autorités provinciales, aux organisations humanitaires ainsi qu’aux personnes de bonne volonté afin de bénéficier d’une assistance d’urgence.
Une enquête judiciaire a été ouverte afin d’établir les circonstances exactes des faits et de déterminer les responsabilités dans cette affaire qui a profondément marqué la population locale.
Dan Narcïs Nzuji

