Face à l’augmentation des besoins en matière de protection de l’enfant en République Démocratique du Congo (RDC), il devient indispensable de disposer d’outils permettant d’identifier rapidement les enfants en situation de vulnérabilité, de coordonner les interventions, d’assurer un suivi efficace des cas et de garantir la qualité des services qui leur sont fournis.
C’est dans cette perspective que le gouvernement congolais, avec l’appui de l’UNICEF, poursuit depuis 2025 les travaux visant à mettre en place le système d’information pour la gestion des cas de protection de l’enfant (CPIMS+), à travers la plateforme numérique PRIMERO.
La Ministre d’État, Ministre des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Ève Bazaiba Masudi, a ouvert, ce mercredi à l’hôtel Sheraton, à Gombe, les travaux de l’atelier consacré à la contextualisation des principaux documents de gouvernance du système CPIMS+/PRIMERO en RDC.
Pendant trois jours, les experts issus des différents secteurs concernés vont travailler à l’élaboration d’une feuille de route ainsi que d’un plan d’action national devant permettre le déploiement progressif de PRIMERO sur l’ensemble du territoire national.
Prenant la parole à l’ouverture des travaux, le secrétaire général aux Affaires sociales, Gervais Lubango, a rappelé l’importance de placer l’enfant au cœur des priorités nationales.
« Les enfants constituent notre avenir, l’avenir de notre pays. Nous avons tous le devoir de les protéger et de les assister, surtout ceux qui se trouvent en situation difficile et cela sur l’ensemble du territoire national », a-t-il déclaré.
Pour le représentant de l’UNICEF en RDC, John Agbor, cet atelier vise notamment à améliorer la prise en charge des enfants en situation de vulnérabilité. L’objectif, a-t-il expliqué, est de permettre à chaque enfant identifié de bénéficier d’une prise en charge rapide, coordonnée, sécurisée et centrée sur son intérêt supérieur.
Au-delà de sa dimension technologique, le CPIMS+/PRIMERO doit permettre aux travailleurs sociaux de mieux documenter leurs interventions, d’assurer un suivi plus efficace des enfants et de renforcer la coordination entre les différents services intervenant dans la protection de l’enfance.
Ouvrant officiellement les travaux, la Ministre d’État Ève Bazaiba Masudi a souligné que la protection de l’enfant constitue une responsabilité transversale qui implique l’ensemble des acteurs de la société.
Elle a également estimé que PRIMERO, à travers la base de données CPIMS+, représente pour la RDC bien plus qu’un simple outil technique. Il s’agit, selon elle, d’une opportunité stratégique majeure pour renforcer durablement le système national de protection de l’enfant, améliorer la qualité des interventions et disposer des données fiables pour orienter les politiques publiques.
À travers cet atelier, le gouvernement congolais et ses partenaires entendent ainsi poser les bases d’un système national intégré de gestion des cas de protection de l’enfant, capable de répondre de manière plus efficace et coordonnée aux besoins des enfants vulnérables sur l’ensemble du territoire national.

