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Face au « Braquage électoral » en RDC : Moïse Katumbi annonce des actions pacifiques, démocratiques, pour faire échec à la « fraude » et à la « dictature ».  

« Dans quel pays avez-vous vu des machines de vote entre les mains des proches du pouvoir ? Dans quel pays au monde avez-vous vu les heures du vote se prolonger jusqu’à 6 jours ? Dites-moi », c’est le cri de Moïse Katumbi devant les irrégularités électorales qui ont émaillé l’élection du 20 Décembre 2023. Non seulement qu’il le qualifie d’un braquage électoral mais il promet des actions d’envergures pacifiques et démocratiques en vue de barrer la route à Félix Tshisekedi, le président réélu avec 73% des suffrages exprimés selon les résultats provisoires de la présidentielle tels que publiés le 31 Décembre à 15h par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).

Candidat à la présidence de la République sous la bannière de son parti, Ensembles pour la République, il s’est classé deuxième avec 18% des suffrages exprimés.

« Depuis le braquage électoral du 20 décembre, dont nous sommes tous victimes, nous vivons une énième usurpation de notre souveraineté (…) Personne ne peut s’ériger en complice de cette fraude électorale, que nous n’accepterons jamais ! », déclare-t-il avec fermeté Moïse Katumbi.

Malgré le mépris affiché envers l’expression populaire, il poursuit en soulignant qu’un régime issu de la fraude, de la tricherie, et du fait accompli tente de s’imposer à eux. « Il n’en sera jamais question ! Absolument jamais ! », affirme-t-il.

Selon Katumbi, tromper le peuple congolais équivaut à « enraciner la lancinante crise de légitimité, qui perdure dans notre pays et nous fait passer à côté de grands espoirs ».

S’adressant à tous ceux qui ont voté pour lui, le candidat numéro 3 fait le serment de ne jamais les abandonner. « Nous entrons aujourd’hui dans une autre phase de notre quête de la liberté. Nous devons ensemble soustraire notre pays des mains de la prédation, de la corruption, de la gabegie et de toutes les injustices », annonce-t-il, déclarant des actions pacifiques et démocratiques visant à contrecarrer la fraude et la dictature.

Après la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle par la Commission Électorale Nationale Indépendante, la phase des contentieux électoraux est désormais engagée à la Cour constitutionnelle, conformément à l’article 73 de la loi électorale. Conformément au calendrier établi par la CENI, la période de dépôt des recours s’étend du 2 janvier 2024 au 5 janvier 2024, tandis que le traitement de ces recours se déroulera du 3 janvier 2024 au 11 janvier 2024.

Neufs candidats de l’opposition s’accordent pour exiger l’annulation des élections. Ils ont explicitement déclaré leur intention de ne pas saisir la Cour constitutionnelle, la qualifiant de « subordonnée » au pouvoir en place.

Aubin Kandembi

 

IL MEURT EN PLEINE CEREMONIE DE MARIAGE

 

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