Les journaux parus à Kinshasa ce mardi 23 avril et médias en ligne commentent largement sur l’élection au primaire de l’union sacrée ce mardi afin d’élire le prochain speaker de l’Assemblée Nationale.
La Prospérité titre : « Qui sera le prochain président de l’Assemblée nationale ? Bahati, Mboso & Kamerhe : bataille confirmée aujourd’hui à l’Union sacrée ».
Ce tabloïde note : Après une longue période de polémique, de confusion et, même, de campagne fratricide à l’interne, l’Union sacrée de la Nation décide d’organiser, finalement, ce mardi 23 avril 2024, l’élection primaire pour désigner et présenter officiellement son candidat dans la course au perchoir de l’Assemblée nationale.
D’après Augustin Kabuya Tshilumba, qui a confirmé ce rendez-vous, en sa qualité de Responsable de la première force politique de cette coalition majoritaire, la bataille se déroulera au Palais du peuple et concerne trois fauves. Il s’agit de Modeste Bahati Lukwebo, Vital Kamerhe et Christophe Mboso N’kodia Mpwanga.
Il est préférable de rappeler, en toute objectivité, que chacun de ces challengers charrie une lon[1]gue et riche expérience politique. Modeste Bahati Lukwebo, Président de l’AFDC-A, a exercé plusieurs fois les fonctions ministérielles en RD. Congo sous Joseph Kabila. Il venait, tout récemment, d’oc[1]cuper le perchoir de la Chambre haute du Parlement. C’est donc une valeur sure à ne pas négliger. Pour sa part Vital Kamerhe, Président de l’UNC, a visiblement du vent en poupe. Après avoir occupé le poste de Ministre de L’économie au sein du Gouvernement Sama, l’homme cherchera à briguer la Présidence de la Représentation nationale, poste qu’il a occupé par le passé. Entre-temps, l’enjeu pour Christophe Mboso sera de succéder à lui-même, lui qui a occupé ce fauteuil au lendemain de la destitution du Bureau Mabunda. Les députés de l’Union sacrée sont donc face à une série d’équations.
De son côté, ACP souligne que cette élection est organisée pour éviter des frustrations et l’arbitrage du chef de l’Etat qui s’apparente dans ces circonstances comme de la dictature.
La mise en place du bureau de l’Assemblée nationale tarde à cause des ambitions des acteurs politiques de la majorité qui tiennent à tout prix à occuper ce poste.
Les élections de décembre 2023 avaient donné le camp du président Tshisekedi vainqueur aux législatives. Les partisans du président avaient raflé plus de 450 sièges.
En termes de poids politique au sein de la nouvelle Assemblée nationale, l’UDPS/Tshisekedi vient en tête avec 69 députés sans compter ses alliés, suivi successivement de l’UNC (Kamerhe) 36 élus et l’AFDC (Bahati) 35 députés.
Conformément aux textes, la présidence de l’Assemblée nationale de la quatrième législature devait revenir au parti présidentiel, mais, l’UDPS aurait cédé ce poste par commodité politique pour « démontrer par là son long combat pour le partage des responsabilités ».
Radiookapi.net, pour sa part, renchérit que c’est depuis deux mois que les leaders de l’Union sacrée se battent à l’interne pour briguer le perchoir de l’Assemblée nationale.
Un seul poste pour plusieurs candidats, personne ne voulant faire allégeance à l’autre.
Ce qui bloque depuis un mois l’installation du bureau définitif de la chambre basse du Parlement.
Après plusieurs tractations, trois candidats se sont dégagés : Modeste Bahati Lukwebo de l’AFDC-A ; Vital Kamerhe de l’UNC et Christophe Mboso, l’actuel président du bureau provisoire pro-UDPS.
La Rédaction
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