Les deux chambres du Parlement congolais, l’Assemblée nationale et le Sénat, se réuniront en congrès ce mercredi 11 décembre 2024, à l’invitation du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, pour l’audition de son discours annuel sur l’état de la nation. Cette information a été confirmée samedi par des sources parlementaires.
« Un Congrès se tiendra ce mercredi 11 décembre 2024 pour écouter le discours de Son Excellence Monsieur le Président de la République sur l’état de la Nation », a annoncé le président du Sénat, Sama Lukonde Kyenge, à l’issue de la séance plénière tenue au Palais du Peuple à Kinshasa. La plénière avait principalement pour objet l’examen du projet de loi prorogeant l’état de siège dans certaines régions du pays.
Selon plusieurs sources au sein du Sénat, cette session abordera également des questions importantes, notamment l’entérinement des mandats des juges constitutionnels, afin de garantir le bon fonctionnement de la Cour constitutionnelle. Parmi les juges concernés figurent Corneille Wasenda, dont le mandat de neuf ans s’est achevé après sa désignation par le Parlement en 2015, et Norbert Nkulu, nommé par le chef de l’État en 2018.
Conformément à l’article 77 de la Constitution, le président de la République s’adresse une fois par an aux deux chambres réunies pour présenter son discours sur l’état de la Nation, une intervention qui ne fait l’objet d’aucun débat.
Lors de ce discours, plusieurs sujets clés devraient être évoqués. Il est attendu que le chef de l’État annonce la création en 2025 d’une commission chargée d’examiner le projet qu’il a annoncé de révision ou de changement de la Constitution. Félix Tshisekedi pourrait également mettre en garde ses opposants, soupçonnés de chercher à bloquer cette initiative. Face à la dépréciation du franc congolais, le président devrait réaffirmer l’engagement du gouvernement à protéger le pouvoir d’achat des citoyens, notamment en cette période festive. Enfin, un ton ferme est attendu concernant les groupes armés, en particulier ceux liés au M23 et à l’Alliance Fleuve Congo de Corneille Nangaa. Des mesures sévères pourraient être annoncées pour contrer leurs activités.

