Pour prévenir la pénurie de maïs, le gouvernement de la province du Haut-Katanga, située dans le sud de la RDC, s’est associé à André Komba, un homme d’affaires de Lubumbashi. Une commande de 500 000 tonnes de maïs a été passée en Tanzanie. Selon Jacques Kyabula Katwe, gouverneur du Haut-Katanga, cela vise à soulager la population.
« Nous avons soutenu une entreprise congolaise qui s’efforce de trouver des solutions aux problèmes de nos populations concernant le maïs, et cela s’inscrit dans notre politique en tant que gouvernement provincial du Haut-Katanga. » Actuellement, la commande de 500 000 tonnes de maïs reste cependant bloquée en Zambie.
Pour résoudre la situation, le gouverneur Jacques Kyabula a rencontré le consul général de la Zambie en poste à Lubumbashi. Des sources proches du gouvernement indiquent qu’il s’agissait d’aplanir les divergences entre les deux parties concernant les frais de transit à payer par la partie congolaise.
Le professeur Ditend Yav, économiste et agriculteur, a connu une saison difficile. Le rendement de cette année est loin des récoltes précédentes, où il produisait en moyenne quatre tonnes de maïs par hectare.
« Le rendement normal pour un hectare est d’environ quatre tonnes. Mais cette année, nous n’avons récolté qu’une tonne. Cela est bien en dessous de l’espérance normale de rendement, et nous en subissons les conséquences négatives. »
Hausse des prix du maïs
Miké Kazadi, l’un des grands agriculteurs de la province, producteur de la marque de farine « Masolo ya Kati », estime que la faible récolte n’affectera pas ses bénéfices, car le prix du maïs sur le marché est en hausse.
« Le maïs est une culture où vous pouvez perdre en production, mais gagner sur le prix, car ce qui est rare est cher. » La tendance à la hausse du prix du maïs est déjà perceptible sur le marché, ce qui inquiète la population de Lubumbashi. Bénédicte Mbela, mère de famille, exprime son désarroi.
« Je déplore la hausse du prix de la farine de maïs, c’est devenu compliqué. Avant, nous achetions un sac de farine à 40 000 francs congolais. Aujourd’hui, c’est à 52 000. Si le gouvernement peut intervenir, ce serait bien. Sinon, cela deviendra très compliqué pour nous. »
Les habitants de la région souhaitent également la construction de routes de dessertes agricoles, ce qui réduirait la dépendance en céréales vis-à-vis de l’Afrique australe.
AKAMUS

