D’après les informations recueillies par le Magazine Réveil Congo, deux influenceuses congolaises, dont les noms font grand bruit sur les réseaux sociaux et dans les médias, à savoir Maria Ntumba et Denise Disauchoy Mukendi, risquent chacune une peine de 6 mois de prison.
Leur interpellation a été saluée par une partie de la population congolaise, qui voit dans la justice du pays une lueur d’espoir, notamment avec l’arrivée du ministre Constant Mutamba, déterminé à insuffler un nouveau souffle dans une justice perçue comme moribonde.
Vendredi 28 septembre à minuit, après son audition, Denise Disauchoy Mukendi a été transférée à la prison centrale de Makala. Tandis que certains médias rapportent qu’elle est inculpée pour « injures publiques, imputations dommageables et arrestations arbitraires », le collectif d’avocats de Jacky Ndala a révélé que Mukendi Disauchoy est poursuivie pour torture, association de malfaiteurs et diffamation.
Sans détour, lors de son audition, Denise Disauchoy, qui revendiquait dans une vidéo virale la sodomie dont Jacky Ndala aurait été victime dans un local de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR), a nié tous les faits.
« J’ai menti. Je n’ai jamais dit qu’il (Jacky Ndala) avait été violé à l’ANR », a-t-elle déclaré à la justice. Elle risque 6 mois de prison.
De l’autre côté, Maria Ntumba, une autre célèbre tiktokeuse, a été interpellée le même vendredi dans des conditions jugées « brutales » par les défenseurs des droits des femmes. Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux la montre saisie manu militari par deux personnes, marchant pieds nus.
Elle a passé sa première nuit au cachot du Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, et a été placée sous mandat d’arrêt provisoire. Dans les prochaines heures, l’on devrait connaître l’auteur de la plainte déposée contre elle.
Maria Ntumba est poursuivie pour violation de l’Article 360 de l’Ordonnance-loi 23/10 du 13 mars 2023 portant Code du numérique.
« Quiconque initie ou relaie une fausse information contre une personne par le biais des réseaux sociaux, des systèmes informatiques, des réseaux de communication électronique ou tout autre support électronique, est puni d’une servitude pénale de un à six mois et d’une amende de cinq cent mille à un million de Francs congolais, ou de l’une de ces peines seulement », stipule cet article.
De plus, Maria Ntumba serait également poursuivie pour dépravation des mœurs, rapportent les médias.
Dans quelques-unes de ses vidéos publiées en ligne, cette tiktokeuse, qui a su se faire un nom à travers le géant réseau social chinois, se livre à des spectacles où elle montre certaines parties de son corps. Toutefois, cela fait débat, car une partie du public estime que Maria Ntumba ne fait que des publicités.

