Ce dimanche, les dirigeants ouest-africains se réunissent à Abuja, confrontés à une situation délicate : le retrait des États du Sahel central de la CEDEAO et la création d’une nouvelle Confédération le 6 juillet 2024.
À Abuja, au Nigéria, se tient le 65e sommet ordinaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ce 7 juillet. Les chefs d’État ouest-africains se rassemblent pour discuter de l’avenir de l’institution régionale, après que trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont officialisé la confédération annoncée en mai 2024.
En janvier dernier, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont annoncé leur retrait de la CEDEAO, accusant l’organisation d’être influencée par des puissances étrangères, notamment la France. Quelques mois auparavant, ces pays, en proie à une insurrection jihadiste depuis plus de dix ans, avaient formé l’Alliance des États du Sahel (AES). Lors de leur premier sommet, tenu le 6 juillet à Niamey, les dirigeants de l’AES ont signé un traité instituant la Confédération des États du Sahel, regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
Cette décision fait suite aux visites du président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, au Mali et au Burkina Faso, où il a rencontré les militaires au pouvoir. Avant lui, en avril dernier, le Conseil des sages de la CEDEAO, réuni à Abidjan, avait exhorté le trio sahélien à « reconsidérer leur position dans l’intérêt général des populations et de l’intégration régionale ». Dans leur communiqué final du 6 juillet, les chefs d’État de l’AES ont salué leur « retrait irrévocable et immédiat de la CEDEAO ».
Le sommet de la CEDEAO devra également déterminer qui succédera à Bola Tinubu à la présidence de la Conférence des chefs d’État. Selon l’hebdomadaire Africa Intelligence, le Nigérian pourrait être reconduit dans ses fonctions, après que le Sénégalais Bassirou Diomaye Faye a décliné l’offre sur les conseils de ses conseillers.

