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Provinces

Kasaï-Central : les conseillers communaux réclament la rétrocession budgétaire de juin

Les conseillers communaux de la ville de Kananga s’apprêtent à faire une déclaration publique sur la gouvernance locale. Au centre de ce bras de fer non déclaré se trouve le gouverneur de la province du Kasaï, Joseph-Moïse Kambulu Nkonko, qui fait l’objet de critiques virulentes de leur part. En cause, une demande controversée du gouverneur invitant les élus à ignorer la rétrocession budgétaire du mois de juin, une somme pourtant cruciale pour le bon fonctionnement des administrations locales.

Cette demande, perçue comme une violation flagrante des principes de transparence et de responsabilité financière, soulève des interrogations sur l’intégrité de la gestion des fonds publics dans la province. En effet, la rétrocession budgétaire, un droit acquis des collectivités territoriales, est destinée à soutenir le développement local, permettant la réalisation de projets indispensables à la communauté.

Les conseillers communaux, représentants délibératifs de la population, jugent cette initiative non seulement illégitime, mais également en contradiction avec les instructions du vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur. L’attitude du gouverneur a provoqué une vague de frustration parmi les élus, qui dénoncent un détournement des priorités locales.

Dans une déclaration préliminaire, leur porte-parole a exprimé leur indignation : « La rétrocession budgétaire est un droit acquis des collectivités territoriales, et son non-respect met en péril non seulement les projets de développement mais aussi le moral des fonctionnaires locaux qui s’appuient sur ces fonds pour mener à bien leur mission de service public. »

Soutenus par des organisations de la Société civile, les conseillers plaident pour une gestion plus équitable et transparente des ressources publiques. Ils formulent des exigences claires :

– Respect de la rétrocession budgétaire: Versement intégral des fonds dus pour le mois de juin, avec un engagement à assurer la récurrence des rétrocessions à l’avenir.
– Transparence et reddition de comptes : Mise en place d’un mécanisme de suivi pour garantir l’utilisation appropriée des fonds publics.
– Dialogue constructif : Ouverture de discussions entre la province et les conseils communaux pour résoudre les tensions actuelles.

Les enjeux de cette déclaration vont au-delà des simples considérations financières. Ils soulèvent des questions plus profondes sur la gouvernance locale, la participation citoyenne, et la crédibilité des institutions.

Alors que la date de la conférence de presse approche, l’attention des habitants de Kananga et des observateurs est fixée sur cette situation. Les jours à venir pourraient être décisifs pour l’avenir politique et social de la région. Les médias et les acteurs du développement sont invités à suivre de près cet événement qui s’annonce crucial pour la transparence et la bonne gouvernance au Kasaï-Central.

Tigana KANKU

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