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Élection de la RDC au CDH de l’ONU : L’opposition boude, le camp Tshisekedi bondit !

Le mercredi 09 octobre 2024 marque une étape importante pour la République démocratique du Congo (RDC) sur la scène internationale, avec son élection au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies pour un mandat de deux ans, de 2025 à 2027. D’après les analystes, avec 172 voix sur 190, la RDC s’impose comme un acteur influent dans la promotion et la protection des droits humains au niveau mondial.

Ils croient aussi que cette élection est un signe de la confiance renouvelée de la communauté internationale envers la RDC, malgré les défis persistants en matière de droits humains auxquels le pays est confronté, notamment dans les zones de conflit à l’Est.

Cependant, cette victoire sur la scène internationale survient dans un contexte national complexe. Le pays fait face à des critiques internes concernant les droits de l’homme, et des observateurs pro-pouvoir voient cette élection comme une bouffée d’air frais pour le président Félix Tshisekedi, qui bénéficie désormais d’une légitimité internationale accrue. Ce succès diplomatique renforce sa position, d’autant plus que l’opposition politique avait lancé une campagne pour discréditer cette candidature.

Pour l’opposition congolaise, cette élection est perçue comme une grande déception. Avant le vote, les adversaires politiques de Félix Tshisekedi, à l’instar de formations comme Ensemble, LGD, MLP, et MPCR, avaient mené une campagne active contre la candidature de la RDC au Conseil de droit de l’homme de l’ONU. Ces partis et plusieurs organisations non gouvernementales ont dénoncé des atteintes graves aux droits de l’homme sous le régime de Tshisekedi, notamment des arrestations arbitraires de journalistes, d’opposants politiques et des restrictions sur la société civile.

Malgré cette opposition farouche, la RDC a réussi à obtenir le soutien nécessaire pour intégrer le Conseil de droit de l’homme des Nations-Unies. Les voix dissidentes au sein du pays se trouvent désormais dans une position inconfortable, et le silence qui règne dans leurs rangs peut être interprété comme un aveu de leur échec à convaincre la communauté internationale. L’opposition, qui accuse le régime Tshisekedi de violations systématiques des libertés publiques, doit maintenant affronter un nouveau défi : comment contester un président dont l’image à l’étranger se renforce alors que les critiques internes se multiplient ? Telle est l’équation du second degré à « mille inconnus ».

Curieusement, non seulement l’opposition grince des dents en ce moment, mais, de plus, sur l’échiquier international, la campagne de lobbying contre la candidature portée par la Fondation Bill Clinton, par exemple, s’est heurtée à un mur. Cette fondation avait exhorté les Nations Unies à rejeter la RDC, arguant que les conditions n’étaient pas réunies pour que le pays assume une telle responsabilité.

AKAMUS

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