Le député de l’opposition, Christian Mwando Nsimba a, au cours de son intervention, pendant le débat sur la reddition des comptes de 2023, à la plénière du mercredi 16 Octobre, au parlement congolais, solliciter des parlementaires des poursuites contre l’ancien ministre des finances Nicolas Kazadi pour faute de gestion, abus , discordances et dissimulations enlevant la fiabilité aux informations financières des redditions des comptes de 2023. Il a également exigé une motion de défiance contre le ministre du Budget, Aimé Boji, pour « incompétence en sa qualité de contrôleur général du budget du pouvoir central ».
« Le ministre du budget et le ministre de finances sortant ont fait montre de légèreté vis-à-vis de l’Assemblée nationale en ignorant superbement la loi de finances 2023. En tout état de cause, le rapport de la Cour de comptes nous démontre insuffisance sur toutes les lignes, les fautes de gestion, les incohérences, les discordances, les abus, les dissimulations qui enlèvent toute fiabilité aux informations financières produites dans le cadre de cette réédition des comptes », a-t-il déclaré.
Selon son constat, à la lumière de ce projet de reddition des comptes de 2023, les minimas prévus en recette n’ont pas été réalisés et les dépenses ont été exécutées dans un désordre total, sans aucun respect ni de la loi, ni des priorités, ni de la chaîne de la dépense, ni des plafonds fixés.
« Nous sommes devant un projet de loi de reddition des comptes qui n’a rien à voir avec le budget 2023 puisque le gouvernement sortant a fait fi de tout ce qui était prévu dans cette loi des finances. En effet, les minimas prévus en recette n’ont pas été réalisés et les dépenses ont été exécutées dans un désordre total, sans aucun respect ni de la loi, ni des priorités, ni de la chaîne de la dépense, ni des plafonds fixés », a-t-il soutenu.
En outre, il regrette que « le paiement de 51,2% des dépenses du budget, plus de la moitié des dépenses du budget exécutées en procédure d’urgence, c’est-à-dire plus de la moitié des dépenses du budget 2023 ont été effectuées sans que les structures habilitées ne constatent l’obligation de payer, sans que le ministère du Budget ne vérifie la conformité des dossiers et l’exactitude des montants à payer ».
En conséquence, Christian Mwando a recommandé de renvoyer ce projet pour remise en état avec l’appui de la Cour de comptes et ne pas donner quitus aux actes posés par le gouvernement sortant.
AKAMUS

