Les embouteillages à Kinshasa continuent de paralyser la capitale congolaise, sans qu’aucune solution concrète ne semble à l’horizon. L’opposant Martin Fayulu, leader de l’ECIDE et candidat à la présidentielle de 2018, n’a pas hésité à qualifier le gouvernement d’« incompétent et de prédateur » face à « l’incapacité » des autorités à résoudre ce problème qui affecte la productivité et la qualité de vie des Kinois.
« Est-ce que ceux qui dirigent la RDC mesurent vraiment le coût des embouteillages à Kinshasa et sur la route de Matadi ? Comment expliquer qu’une distance de 20 km prenne plus de 3 heures en voiture ? Quelle productivité reste-t-il à un Kinois ? La Constitution empêche-t-elle de résoudre ce problème ? La vérité : une équipe d’incompétents et de prédateurs. Peuple congolais, réveille-toi ! » a-t-il publié.
Pour l’opposant, la solution réside dans la mise en place d’une équipe compétente et dans un plan d’aménagement urbain clair. Il propose ainsi de réhabiliter les artères principales de la capitale, d’asphalter davantage d’avenues, d’installer des feux de circulation, de procéder au curage des caniveaux, de discipliner les automobilistes, et surtout d’élaborer un plan complet pour l’aménagement urbain.

Un bilan mitigé des mesures expérimentales
Le gouvernement, sous la direction du vice-Premier ministre et ministre des Transports et des Voies de communication, Jean-Pierre Bemba, a récemment tenu une réunion pour évaluer les mesures expérimentales mises en place afin de désengorger Kinshasa. Cette deuxième évaluation, qui a eu lieu le vendredi 8 novembre 2024, a permis aux responsables de revoir les ajustements apportés, sans qu’un résultat probant ne se manifeste sur le terrain.
Les améliorations mises en œuvre n’ont produit qu’un impact limité, comme le constatent de nombreux usagers de la route. Face aux difficultés persistantes, le VPM des Transports a mobilisé les responsables de terrain pour identifier les failles des mesures prises.
Robert Matalatala, président de la Commission nationale de prévention routière (CNPR), a précisé que le VPM avait recueilli les observations des parties prenantes et les rapportera au conseil des ministres. Ont également participé à cette réunion, le ministre de l’Aménagement du territoire Guy Loando, le ministre provincial des Transports Bob Amisso, le commandant de la police de Kinshasa Blaise Kilimbalimba, et d’autres autorités compétentes.
Les Kinois attendent des solutions tangibles qui permettront enfin de désengorger la capitale. Cependant, la frustration augmente face à l’inefficacité des mesures temporaires, et les critiques de Martin Fayulu reflètent le mécontentement général.
R.C

