La journée de ce mardi 27 janvier 2026 s’annonce une nouvelle fois pénible pour des milliers de travailleurs, d’élèves et d’étudiants de Kinshasa. Après un lundi marqué par une quasi-paralysie du transport urbain, la capitale se réveille sous la poursuite d’un contrôle routier renforcé, décidé par l’Hôtel de ville.
Selon l’annonce officielle du gouverneur Daniel Bumba, la vérification des documents de bord — vignette, assurance, permis de conduire et contrôle technique — débute dès 05h30 et s’étendra jusqu’à minuit.
Sur le terrain, cette mesure continue de produire des effets immédiats : taxis et bus se font rares, les arrêts sont bondés et les longues marches à pied se multiplient. Les chauffeurs encore en circulation imposent des tarifs jugés excessifs, souvent hors de tout contrôle effectif des services compétents. Un trajet habituellement fixé à 2 000 francs congolais dépasse désormais les 5 000, voire 7 000 FC, accentuant la précarité des usagers.
Face à cette situation, la population se sent abandonnée. Si le renforcement du respect du Code de la route est salué sur le principe, son application brutale, sans mécanisme d’encadrement des prix ni mesures d’accompagnement, expose les plus vulnérables à de lourdes contraintes. Femmes, élèves, fonctionnaires et petits commerçants paient le prix fort, sous le regard impuissant — ou absent — des services censés réguler le secteur.
Kinshasa vit ainsi une transition douloureuse, où l’ordre recherché sur les routes se traduit, pour l’instant, par une souffrance sociale généralisée.
La Rédaction


