Lors de la séance plénière de ce vendredi à l’Assemblée provinciale du Kasaï Central, John Badibanga, Directeur provincial de l’Office des Routes, a sollicité un plaidoyer des autorités provinciales pour l’acquisition d’équipements nécessaires à la lutte contre l’érosion, qui menace les routes nationales et les dessertes agricoles de la province.
Invité par les députés provinciaux pour partager un point technique sur la progression massive des érosions, John Badibanga a dressé un tableau alarmant des difficultés auxquelles fait face l’Office des Routes.
« Depuis plusieurs années, l’Office des Routes n’a pas d’engins. Il y a eu une distribution de matériels par le président de la République via le ministère des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction (ITPR), mais le Kasaï Central n’a bénéficié d’aucun équipement », a-t-il déclaré.
Ce manque d’équipements entrave les interventions d’urgence et l’entretien des infrastructures routières, mettant en péril l’accès aux territoires et aux zones agricoles de la province.
Le Directeur provincial a plaidé pour une action rapide de l’Assemblée provinciale et du gouvernement central. Une démarche concertée auprès des autorités nationales est indispensable pour obtenir des engins adaptés et stopper l’aggravation des ravins.
Les récentes pluies torrentielles qui se sont abattues sur Kananga ont exacerbé la situation, rendant urgente une intervention pour éviter une catastrophe environnementale et économique.
Les routes reliant Kananga aux territoires environnants sont toutes sous la menace de ravins. La voie ferrée, qui constitue une infrastructure essentielle pour le transport dans la région, est également touchée, notamment à hauteur de la commune rurale de **Bena-Leka**, dans le territoire de Demba.
Sans intervention rapide, la province pourrait faire face à un isolement total, compromettant les échanges commerciaux, l’accès aux services de base, et la sécurité alimentaire.
John Badibanga appelle ainsi les autorités provinciales à intensifier leurs efforts pour mobiliser le gouvernement central. La survie des infrastructures vitales du Kasaï Central dépend désormais d’un engagement collectif et rapide.
Stéphane Joel Kande

