Les colporteurs de vélos opérant sur le tronçon reliant Tshibungu à la rivière Katusenga vivent un véritable calvaire au quotidien. Entre tracasseries, dégradation avancée de la route et multiplication des taxes informelles, ces acteurs du transport rural peinent à exercer leur activité dans des conditions acceptables.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, la route est devenue presque impraticable, surtout en cette période de pluies. Bourbiers, crevasses et zones d’érosion ralentissent considérablement la circulation, exposant les colporteurs à des accidents fréquents ainsi qu’à des pertes matérielles.
« Nous souffrons énormément sur ce tronçon. Parfois, il faut descendre du vélo et marcher sur plusieurs mètres à cause de la boue », confie un colporteur rencontré en cours de route.
Le betting responsable en Afrique : ce que révèle l’Indice de sécurité des joueurs de 1xBet
À ces difficultés s’ajoutent des prélèvements jugés abusifs, imposés par certains agents ou groupes locaux, obligeant les cyclistes à payer à plusieurs reprises avant d’atteindre leur destination. Cette situation impacte directement l’économie locale.
En effet, ces colporteurs jouent un rôle essentiel dans l’approvisionnement des villages en produits de première nécessité. Le ralentissement de leurs activités entraîne une hausse des prix et des retards dans la livraison des marchandises.
Face à cette réalité, les usagers lancent un appel pressant aux autorités compétentes pour la réhabilitation urgente de ce tronçon routier et la régulation des taxes perçues. Sans une intervention rapide, préviennent-ils, la situation risque de s’aggraver davantage, au détriment des populations locales déjà vulnérables.
André Patuakakenga Kanku

