Durant son intervention dans le briefing du mardi 17 décembre 2024, le Ministre d’État en charge du Développement rural, Muhindo Nzangi Butondo, a passé en revue les avancées à inscrire dans son secteur, évoquant d’abord les réalisations du Programme de développement des 145 territoires.
Il a assuré, tout comme le chef de l’État, qu’en 2025, la RDC bénéficiera de plus de 38 000 km de routes de desserte agricole dans le cadre du PDL 145T, ainsi que de 11 423 km de routes prioritaires de desserte agricole à travers le pays, avec de nombreux autres bienfaits liés au Programme gouvernemental dans le secteur du Développement Rural.
Après avoir insisté sur l’importance de ce programme, il a souligné :
« C’est la première fois que le pays se dote d’un véritable programme ayant atteint toutes les chefferies, tous les secteurs, tous les territoires du pays. Lorsque la première phase sera achevée, nous disposerons véritablement d’infrastructures en milieu rural, réalisées par l’État congolais. Nous sommes dans la deuxième phase, qui nous concerne particulièrement. La première phase a touché principalement les ministères de l’Intérieur (avec la construction des bureaux des territoires), de la Santé et de l’Éducation nationale (avec la construction des écoles). La deuxième phase se concentre exclusivement sur le Développement rural, avec les routes de desserte agricole. Cela sera une véritable révolution ».
Vers la matérialisation de la promesse de Félix Tshisekedi
Selon lui, toutes les couches de la population bénéficieront des actions envisagées, sans la moindre discrimination :
« C’est réaliste, c’est réalisable, et nous allons le faire. Nous avons prévu une stratégie de développement intégral. Cela signifie qu’on ne choisit pas seulement de petites parties du pays pour réaliser les travaux, laissant le reste à l’abandon. Ceux qui ont vécu dans ce pays savent qu’à l’époque coloniale, les routes étaient faites et entretenues par les hommes. Les 38 000 kilomètres dont le président a parlé seront réalisés. C’est la population qui sera mobilisée pour entretenir et réhabiliter ces routes. Vous savez que le coût substantiel d’entretien et de réhabilitation des routes par cette méthode sera marginal. La deuxième catégorie de routes dont le président a parlé concerne les 11 000 kilomètres de routes prioritaires. Nous avons identifié, dans tout le pays, les routes reliant les chefs-lieux de territoires aux chefs-lieux de provinces. L’objectif est de stabiliser ces routes pour garantir la connectivité. Ainsi, les routes de desserte agricole, une fois terminées, seront connectées aux routes prioritaires pour permettre à la population d’évacuer les produits agricoles des bassins de production vers les centres de consommation. Nous allons le faire… »
Promotion des voies navigables de desserte agricole
« Nous avons un État béni. Il n’y a pas d’autres pays avec des caractéristiques semblables au nôtre. Nous avons plus de 25 000 kilomètres de voies navigables. Cela signifie que 65 % du territoire, soit 94 chefs-lieux de territoires de la RDC, sont connectés à Kinshasa par voie d’eau. Si vous suivez bien l’histoire de ce pays, ces voies navigables ont été largement utilisées à l’époque coloniale, lorsque le pays faisait partie des dix économies les plus fortes du monde. Le travail que nous allons faire consistera à aménager et baliser ces voies pour créer une véritable route maritime. Saviez-vous qu’on peut quitter Kinshasa et se rendre au port de Lodja ? En réouvrant la Lukeni, nous serons capables de rejoindre Lodja par voie navigable. On peut aussi quitter Kinshasa et aller décharger à Mbujimayi », a-t-il expliqué.

