Incroyable mais vrai ! À l’approche des célébrations de Noël et du nouvel an, une augmentation soudaine et explosive des tarifs de transport se fait remarquer et ce, dans presque toutes les lignes de la ville-province de Kinshasa, selon le constat des reporters de Réveil Congo, depuis le début de cette semaine.
Cette situation complique les déplacements pour de nombreux Kinois, certains étant bloqués aux arrêts de transport, incapables de rejoindre leur lieu de travail, de ramener chez eux des vivres et atteindre le grand marché pour différents achats.
La rareté des bus et taxi-bus, l’état de délabrement des routes et les embouteillages, accentuent la crise. Les quelques véhicules en circulation imposent aux passagers de payer le tarif avant d’embarquer, souvent à un prix jugé exorbitant et controversé.
Par exemple, sur le tronçon Rond-Point Ngaba – Victoire, les tarifs ont doublé, passant de 1 000 CDF à 2 000 CDF, soit une augmentation de 100 %.
Un chauffeur de taxi-moto a rapporté qu’il a transporté deux clients de Matete vers Rond-point Ngaba à 4000 CDF chacun. Lui-même était étonné. Arrivé à Matete, il a tenté de crier « Rond-point Ngaba 400 pour dire 4000 CDF », les passagers se sont précipités à entrer. Une situation qui laisse des interrogations sur l’encadrement de l’autorité urbaine pendant cette période pour faciliter le déplacement des kinois.
Sur la ligne UPN – Marché central, on constate une hausse de 25 %, avec les prix passant de 3 000 à 4 000 CDF.
Les passagers en partance pour le marché central ou Zig-Da depuis Yolo-Ezo doivent débourser 3 000 CDF.
Par ailleurs, pour quitter Rond-Point Kintambo Magasin jusqu’à l’UPN, le tarif atteint désormais 4 500 CDF, les receveurs justifiant cette hausse par les embouteillages sur ce tronçon.
La situation s’aggrave avec les taxis-motos, qui fixent les prix à leur convenance, parfois en se basant sur l’apparence des clients. Il est ainsi inimaginable de penser que le trajet Yolo-Ezo – Marché central coûte désormais 5 000 CDF.
Dans les arrêts de bus, la colère des passagers monte, certains huant les motards avec des remarques telles que :
« Vous n’avez pas honte de mettre ce prix. Vous pensez vraiment que vous allez construire des immeubles avec cet argent ! »
Un motard a réagi : « Dites au gouvernement de mettre des bus pour vous et de nous arranger les routes. On se débrouille pas mal dans ces embouteillages. Si tu ne paies pas, tant pis pour toi. »
À Kinshasa, ce genre de flambée des prix des transports en commun n’est pas une première. À l’approche des festivités, notamment de la Saint-Sylvestre, ces augmentations sont devenues une habitude depuis des années, au grand dam des habitants.
AKAMUS

