Ce jeudi 10 octobre 2024, l’intersyndicale de l’Établissement Public Transports au Congo (TRANSCO) a officiellement déclaré un conflit social avec l’État congolais lors d’une déclaration faite à son siège à Kinshasa, lue par son secrétaire général Nelson Mudiwamba. Cette décision intervient à la suite d’une réunion extraordinaire impliquant les représentants des agents et cadres de l’entreprise, réunis pour examiner la situation critique dans laquelle se trouve actuellement cet établissement public.
Selon l’intersyndicale, l’État fait preuve de mauvaise foi en refusant d’accéder aux revendications légitimes soumises pour relancer TRANSCO. Face à l’absence de garanties de survie pour l’entreprise, le syndicat annonce des actions de grande envergure dans les prochains jours.
Le secrétaire général a souligné que le prix du transport de 500 FC, imposé depuis la création de TRANSCO en 2013, est devenu obsolète et ne permet plus à l’entreprise de couvrir ses nombreuses charges. Parmi les revendications adressées à l’État, l’intersyndicale réclame notamment :
– Le paiement de la subvention d’équilibre pour le bon fonctionnement de l’entreprise,
– La révision du barème salarial des cadres et agents,
– Le règlement des frais scolaires promis par le gouvernement,
– Le paiement des décomptes finaux des retraités,
– La révision du tarif du transport public fixé par le gouvernement,
– La fourniture régulière de carburant et de pièces détachées.
Selon des sources proches du dossier, l’intersyndicale prévoit des actions dès le lundi 14 octobre 2024, notamment des sit-in et des marches vers la primature et d’autres institutions du pays. Ces manifestations risquent de perturber la mobilité urbaine à Kinshasa, selon les experts en transport.
AKAMUS

