Une scène d’horreur s’est produite dans la soirée du 20 avril sur l’avenue Congo Fort, dans la commune de Lemba, à Kinshasa. Un mur de clôture s’est brutalement effondré sous la pression des pluies diluviennes, ensevelissant une jeune fille sur son passage. Le choc a été tel que sa tête a été complètement séparée de son corps, semant l’effroi dans tout le voisinage.
Selon les témoignages recueillis sur place, la victime revenait de l’hôpital lorsque le ciel s’est assombri, annonçant une pluie violente. Des jeunes garçons du quartier lui ont conseillé de se mettre à l’abri et d’attendre la fin de l’averse avant de continuer son chemin. Malgré les avertissements insistants, elle a poursuivi sa route, visiblement pressée de regagner la maison. Orpheline de mère depuis moins d’un an, la jeune fille semblait déterminée, mais le destin en a voulu autrement.
Un peu plus loin, un autre groupe de jeunes l’a également exhortée à se protéger des dangers liés à la pluie. En vain. Quelques minutes plus tard, le drame est survenu. Le mur, affaibli par l’eau et sans doute mal entretenu, s’est écroulé sur elle. La mort a été instantanée et atroce.
Cette tragédie s’ajoute à une longue série d’incidents liés aux pluies diluviennes qui s’abattent sur Kinshasa depuis le début du mois d’avril. Glissements de terrain, effondrements, inondations : jamais la capitale n’a semblé aussi vulnérable face aux intempéries.
Le gouvernement congolais, instruit par le président Félix Tshisekedi, a été sommé de prendre des mesures urgentes pour anticiper ces catastrophes récurrentes et assurer une prise en charge digne des sinistrés. Pour rappel, dans la nuit du 04 au 05 avril, plus de 60 morts ont été enregistrés à travers la ville, dans un autre épisode pluvieux d’une rare violence.
La tragédie de Lemba relance une fois de plus le débat sur l’aménagement urbain, la qualité des constructions, mais surtout la responsabilité des autorités locales face aux risques climatiques. Combien de morts faudra-t-il encore pour qu’un véritable plan d’urgence soit appliqué à Kinshasa ?

