Porté disparu depuis plusieurs semaines, le coordonnateur du Mouvement des Congolais Révolutionnaires a refait surface dans un centre médical où il est actuellement pris en charge pour un état de santé visiblement dégradé.
Contrairement aux rumeurs persistantes annonçant son arrestation ou même sa mort, l’opposant affirme avoir vécu caché, dans des conditions extrêmement précaires, ce qui aurait sérieusement affecté sa santé. Cette disparition volontaire, selon ses propos, n’était pas anodine : elle serait motivée par une menace réelle contre sa vie.
Celui que certains décrivent comme une voix montante de l’opposition ne cache pas sa colère : il désigne nommément un haut responsable gouvernemental, en l’occurrence le ministre d’État en charge de la Justice, qu’il accuse d’être l’instigateur d’une tentative d’élimination physique. Selon ses dires, des agents liés à ce ministère auraient harcelé sa famille, notamment sa mère, sa compagne et son jeune enfant, dans ce qu’il considère comme une stratégie d’intimidation ciblée.
Fermement convaincu qu’il s’agit là d’un abus de pouvoir déguisé en action judiciaire, il martèle que nul ne devrait confondre une fonction ministérielle avec l’appareil judiciaire ou les services de renseignement. Il insiste : la justice ne peut être incarnée par une seule personne, quelle que soit sa position au sein du gouvernement.
Appuyant ses accusations sur des éléments recueillis par ses propres canaux d’investigation, le leader du mouvement assure que cette traque aurait été planifiée pour le faire taire.

