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RDC : depuis la prison, Constant Mutamba écrit le livre « Le procès de ma vie : Ce qui n’a pas été révélé…», qui sera publié le 30 décembre !

Incarcéré depuis septembre 2025, l’ancien ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba a écrit le livre intitulé « Le procès de ma vie : Ce qui n’a pas été révélé… », qui sera publié aux Éditions Carré Culturel à Dakar,  le 30 décembre 2025.

Un livre à forte charge politique et symbolique, dans lequel l’auteur livre sa version des faits, dénonce ce qu’il considère comme un complot judiciaire et réaffirme son engagement pour une justice indépendante en République démocratique du Congo.

Dans « Le procès de ma vie », Constant Mutamba revient sur son arrestation, son procès et les coulisses d’une affaire qu’il qualifie d’acharnement politique. Il y décrit un système judiciaire qu’il estime instrumentalisé, tout en affirmant avoir sacrifié sa liberté et sa carrière au nom de la réforme de la justice congolaise.

Avocat de formation, enseignant à la faculté de droit de l’Université Protestante au Congo (UPC) et figure politique connue, Constant Mutamba s’est imposé au fil des années comme l’un des visages du combat anticorruption en RDC. Ancien candidat à la présidentielle de 2023 et député national élu de Lubao, il a été nommé ministre de la Justice en mai 2024 par le président Félix Tshisekedi, avant de voir sa trajectoire brutalement interrompue par des poursuites judiciaires.

Engagement intellectuel…

Avant cet ouvrage écrit en détention, Constant Mutamba s’était déjà illustré par plusieurs publications à caractère juridique et politique. De « La nationalité multiple : un impératif pour l’émergence du Congo » (2015) à « Mon engagement » (2021), en passant par ses travaux sur la révision constitutionnelle, l’ancien garde des Sceaux a toujours défendu une vision panafricaniste et réformatrice de l’État congolais. À travers son parti, la Nouvelle Génération pour l’Émergence du Congo (NOGEC), il s’est positionné comme l’un des leaders de l’opposition républicaine.

RDC : depuis la pison, Constant Mutamba écrit le livre « Le procès de ma vie : Ce qui n’a pas été révélé…», qui sera publié le 30 décembre !

Des recours rejetés par la Cour constitutionnelle

Le vendredi 19 décembre 2025, la Cour constitutionnelle a rejeté les deux derniers recours introduits par l’ancien ministre, mettant ainsi un terme à toutes ses démarches légales.

La haute juridiction a reconnu la recevabilité formelle de ses requêtes, mais a estimé que les arguments soulevés ne démontraient aucune violation de la Constitution. Le premier recours visait les résolutions de l’Assemblée nationale ayant autorisé l’ouverture d’une information judiciaire contre lui. La Cour a jugé que le Parlement avait agi dans le strict respect de ses prérogatives. Le second recours, dirigé contre un arrêt avant-dire droit de la Cour de cassation, invoquait une atteinte à l’État de droit et au droit à un procès équitable. Là encore, aucune irrégularité constitutionnelle n’a été retenue.

Ces décisions confirment le jugement rendu le 2 septembre 2025 par la Cour de cassation, qui avait condamné Constant Mutamba à trois ans de travaux forcés pour détournement de fonds publics, à hauteur de 19 millions de dollars destinés à la construction d’une prison à Kisangani. À cette peine s’ajoutent une inéligibilité et une interdiction d’exercer toute fonction publique pendant cinq ans.

Lettre à ses enfants et aux congolais 

Malgré sa détention, Constant Mutamba n’a jamais cessé de s’exprimer. Le 9 novembre 2025, il avait déjà adressé plusieurs lettres au peuple congolais depuis sa cellule. Dans ces écrits, il dénonçait ce qu’il qualifie de dérives du système judiciaire, qu’il accuse d’être au service d’intérêts politiques et personnels.

Tout en critiquant sévèrement ses anciens collègues, Mutamba prenait soin d’épargner le président Félix Tshisekedi, qu’il présente comme une victime d’un réseau opaque. Il appelait les Congolais à résister à la corruption, comparée à un « cancer » aussi destructeur que le colonialisme, et exhortait la jeunesse à s’inspirer des figures historiques de la lutte pour l’indépendance.

S’adressant à ses enfants, l’ancien ministre clame son innocence et se décrit comme un homme injustement sacrifié, mais déterminé à transformer son épreuve en message d’espoir pour la RDC et pour l’Afrique.

AKAMUS

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