Le Réseau des organisations des droits humains éducation civique et d’inspiration chrétienne (Rodhecic) a appelé le gouvernement congolais au respect de ses engagements internationaux en matière du droit à la sacralité de la vie, et à revenir sur sa décision pour œuvrer à la restauration du moratoire d’exécution de la peine de mort. C’était lors d’un atelier organisé mardi 26 Mars à Kinshasa, en République démocratique du Congo.
«Notre organisation des droits de l’homme réaffirme le caractère sacré du droit à la vie. Pour ce faire, nous appelons instamment le gouvernement congolais au respect de ses engagements internationaux en matière du droit à la vie, du reste consacré par la constitution du 18 février 2006; à revenir sur sa décision et à œuvrer à la restauration du moratoire ; à rectifier le deuxième protocole facultatif se rapportant au pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant à abolir la peine de mort. On ne combat pas le cannibalisme par le cannibalisme», a déclaré Paul Kabeya Mukenge, secrétaire exécutif permanent du Réseau des organisations des droits humains éducation civique et d’inspiration chrétienne (Rodhecic).
Pour rappel, depuis le 13 Mars, à la suite d’une recommandation du conseil des ministre, la RDC a suspendu le moratoire sur l’exécution de la peine de mort. Depuis lors, une vague de controverses de tous bords est née, touchant tous les secteurs vitaux : politique, religieux, médiatique et de la société civile.
Les pro-pouvoir applaudissent cette mesure alors que les opposants estiment que ce sera un règlement des comptes du pouvoir de Félix Tshisekedi, voulant à tout prix faire peur à ses détracteurs. Même la communauté internationale fustige cette mesure.
Cependant, la note circulaire de la Ministre de la Justice et Garde des Sceaux expliquait différentes catégories de personnes concernées par cette mesure, principalement les traîtres sont visés, suite à la récurrence de la crise de guerre dans l’Est de la RDC.
AKAMUS

