Ce sera peut-être leur dernière fois de revoir le soleil. Ces jeunes délinquants, surnommés « Kulunas », n’hésitent pas à mutiler sans pitié les corps de leurs concitoyens. Ils s’adonnent à des actes de vol, d’agression et de cambriolage, semant la terreur au sein de la population congolaise. Parfois, même entre eux, des batailles éclatent tout au long des journées, opposant des ressortissants de différents quartiers.
Cette fois, leur sort semble scellé : le gouvernement a décidé de recourir à des exécutions pour éradiquer ce phénomène. Une décision qui suscite de nombreuses interrogations sur les plans juridique, politique et des droits de l’homme.
Certains juristes rappellent qu’aucune loi spécifique ne sanctionne directement les Kulunas dans le droit congolais. Selon eux, il s’agit d’un phénomène de criminalité ordinaire, qui doit être jugé en fonction des infractions commises. La loi prévoit déjà des peines pour des délits tels que le vol, le cambriolage ou l’assassinat. « On ne peut pas condamner un Kuluna à mort simplement parce qu’il a volé un bien. Le code pénal définit précisément les sanctions applicables à chaque type d’infraction », expliquent-ils.
Cependant, le gouvernement, appuyé par le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, justifie cette décision par la nécessité d’une dissuasion exemplaire. Ils craignent une montée en puissance des gangs, à l’image de la situation en Haïti, où ces derniers ont fini par renverser le pouvoir. Pour eux, ces exécutions visent à rétablir la concorde, la paix et la sécurité au sein de la société congolaise.
Cette mesure, bien que controversée, semble trouver un écho favorable auprès d’une partie de la jeunesse, notamment estudiantine. À l’Université de Kinshasa, sur un échantillon de 20 personnes interrogées, la majorité salue l’initiative du gouvernement.
Ci-dessous, le sondage réalisé par un échantillon de vingt étudiants de l’Université de Kinshasa.

