La Cour constitutionnelle a rejeté, ce mardi 20 mai, toutes les exceptions soulevées par Augustin Matata Ponyo dans le cadre du procès sur le détournement présumé de plusieurs millions de dollars dans le projet Bukanga Lonzo.
« L’immunité protège la fonction et non la personne (…) Matata Ponyo est devenu député alors que les poursuites étaient déjà engagées », a tranché Dieudonné Kamuleta Badibanga, président de la haute juridiction.
Dans une salle pleine et sous tension, cette déclaration sonne comme une mise au point forte, marquant un tournant dans le traitement des dossiers de corruption au sommet de l’État. En maintenant les poursuites contre l’ancien Premier ministre, la Cour affirme sa volonté d’en finir avec l’impunité qui a longtemps miné les institutions congolaises.
Kamuleta a précisé que les arrêts de ce jour seront notifiés au Président de la République, à la Première ministre et aux présidents des deux chambres du Parlement, illustrant la portée nationale de cette affaire. Alors que les juges s’apprêtent à livrer leur verdict, c’est toute la nation qui retient son souffle devant cette épreuve de vérité.

