Le ministre de la Communication et des média, et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya a réagi au discours du président de la République sur l’état de la Nation. Il a salué une intervention « au rendez-vous de la vérité, de la redevabilité et de l’espérance ».
En 2 heures et 22 minutes, estime-t-il, le Chef de l’État a dressé un tableau lucide, reconnaissant les défis persistants tout en mettant en lumière les progrès accomplis.
Pour Patrick Muyaya, le discours présidentiel a rappelé des avancées tangibles dans plusieurs secteurs clés : diplomatie, santé, éducation, accès à l’eau et à l’électricité, opportunités pour les jeunes, et gestion digne de la retraite des agents de l’État.
« Quel que soit l’angle de son regard, l’on note des progrès », assure-t-il, estimant que ces efforts traduisent la volonté d’un pays « engagé sur la voie de son essor ».
Le porte-parole du gouvernement insiste sur un message central : entre résistance et résilience, la RDC poursuit sa marche, portée par un engagement renouvelé du Président et par un gouvernement déterminé.
« Les ténèbres ne régneront pas toujours », ajoute-t-il, reprenant la citation biblique évoquée pour illustrer l’espoir et la détermination nationale.
Dans son adresse, Félix Tshisekedi a rappelé la dureté de l’année écoulée : guerre d’agression, persistance des groupes armés, chocs économiques extérieurs, effets du changement climatique, attentes de la jeunesse et exigences de transparence.
Mais malgré ces « vents contraires », le Chef de l’État a assuré que la Nation n’a « ni cédé, ni renoncé », soulignant la capacité du peuple congolais à surmonter les épreuves sans perdre son âme.
« Nous ne sommes jamais condamnés et nous ne sommes grands que rassemblés », a martelé le Chef de l’État, appelant à choisir « la vie, la dignité, le travail bien fait » pour construire un Congo qui avance en paix, en justice et en solidarité.
Concernant l’accord récemment signé entre la RDC et le Rwanda, Tshisekedi a tenu à dissiper toute ambiguïté : « Il ne consacre aucune forme de partage de notre souveraineté, ne mène pas au bradage des ressources congolaises, ni n’octroie d’amnistie pour des crimes ».
Pour Muyaya, ce discours marque une étape importante, traçant les lignes d’un pays qui refuse la fatalité et qui choisit l’avenir.
AKAMUS

