L’ancien président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabangé, a reçu ce lundi 2 juin 2025 à Goma deux délégations engagées dans la promotion de la paix : d’un côté, un représentant du Mouvement Radical pour le Changement (MRC) issu de la diaspora, et de l’autre, les associations de jeunesse de la ville. Ces rencontres s’inscrivent dans une série de consultations entreprises par le sénateur à vie depuis son arrivée à Goma, épicentre de la crise sécuritaire dans l’Est du pays.
Porteur d’un message de Franck Djongo, le délégué du MRC, Joseph Stéphane, a salué l’appel de Joseph Kabila à l’unité nationale. « Notre message était clair : la nation doit être libérée. Mais face à lui, nous avons trouvé la sagesse, un appel à la retenue et à la paix », a-t-il déclaré devant la presse. Selon lui, c’est depuis la diaspora – notamment du Canada, des Pays-Bas, de la Suisse, de l’Allemagne et de la Belgique – que ce cri du cœur a été lancé, en réponse au discours de Kabila sur la situation nationale.
L’ancien chef de l’État a également échangé avec plusieurs jeunes leaders de Goma, venus en nombre. Mukombo Salem, président des étudiants du Nord-Kivu, a affirmé : « Nous n’avons pas seulement apporté des problèmes. Nous avons proposé des solutions concrètes pour sortir de la crise. Car notre unique quête, c’est la paix. »
Lors de ces échanges, Joseph Kabila a souligné que la jeunesse joue un rôle essentiel dans la lutte contre la fragmentation du pays, insistant sur l’importance de la cohésion nationale. Il a encouragé les jeunes à s’engager davantage dans les efforts de pacification.
Depuis son arrivée à Goma, l’ancien président a multiplié les rencontres : communautés religieuses, autorités coutumières, associations féminines, et bien d’autres groupes sont tour à tour reçus pour faire entendre leurs voix. D’autres consultations sont prévues pour ce mardi.
Ces échanges traduisent, selon le PPRD, une volonté de rassembler toutes les forces vives autour de l’idéal de paix, dans une région où les tensions restent vives.

