Le lundi 30 juin 2025, Baltasar Ebang, personnage controversé rendu célèbre par la diffusion massive de ses sextapes sur les réseaux sociaux, a comparu devant le tribunal de Malabo.
Accusé de détournement de fonds publics, il est jugé aux côtés de plusieurs collaborateurs, parmi lesquels figurent également des femmes. Les premières images de l’audience, très attendue, ont été rendues publiques dans la matinée.
Baltasar Ebang, qui avait pour mission de contrôler la gestion financière et d’assurer la transparence au sein de l’administration équato-guinéenne, est soupçonné d’avoir détourné des budgets prévus pour divers chantiers de l’État à Malabo. Ironie du sort, cet homme, diplômé en économie et finances de l’Université de Malabo, était jusque-là à la tête de l’Agence nationale d’enquête financière (ANIF).
Le 8 novembre 2024, son oncle, le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, avait signé un décret — le numéro 118 — destituant Baltasar de ses fonctions et ordonnant l’ouverture d’une enquête judiciaire.
Devenu tristement célèbre après la circulation de nombreuses vidéos le montrant dans des scènes sexuelles explicites avec différentes femmes, parfois issues du milieu gouvernemental, Baltasar Ebang risque aujourd’hui jusqu’à 18 ans de prison. Le parquet reproche à lui et à ses coaccusés des faits graves de corruption et de détournement de fonds publics.
L’affaire, très suivie à Malabo, alimente les débats sur la moralité des élites politiques et la lutte contre l’impunité en Guinée équatoriale.
Tigana Kanku

