Tshikapa, RDC-La tension politique atteint un nouveau sommet dans la province du Kasaï-Tshikapa. Dandy Ilunga Shiki, conseiller coordonnateur Pool Communication du cabinet de l’honorable Jean-Marc Kabund-A-Kabund, a lancé une attaque frontale contre le gouverneur provincial Chrispin Mukendi, qu’il accuse de mauvaise gouvernance, d’inertie et de corruption.
Dans une déclaration publique aussi virulente que directe, Ilunga dresse un tableau sombre de la situation dans la province. Il fustige une gestion clanique des affaires publiques, dénonçant un gouverneur « au service d’un cercle fermé », qui détournerait les ressources publiques au détriment d’une population laissée-pour-compte.
« Il n’y a aucune vision. C’est la stagnation totale pendant que la population souffre. Le gouverneur Mukendi est un obstacle au développement du Kasaï », a affirmé Ilunga.
Parmi les nombreux griefs soulevés figurent la dégradation avancée des infrastructures, la crise d’accès à l’eau potable, l’instabilité salariale des agents de l’État, et l’abandon des travaux publics essentiels. Une situation qu’il impute directement à ce qu’il qualifie de « mauvaise gestion chronique« .
Dandy Ilunga s’en est également pris à la société Énergie du Congo (EDC), qu’il accuse de pratiques abusives, notamment dans les frais de raccordement électrique. Selon lui, cette entreprise « sous influence étrangère » profite du laxisme de l’administration Mukendi pour imposer des tarifs injustes, aggravant encore la précarité des populations locales.
Face à ce qu’il décrit comme un « désastre institutionnalisé », Ilunga appelle à une mobilisation citoyenne. Il enjoint la population à se lever contre ce qu’il qualifie de régime de l’incompétence.
«L’heure n’est plus à la complaisance. L’Assemblée provinciale doit choisir entre le peuple et les médiocres », a-t-il lancé avec insistance.
Son cri de ralliement, « Les médiocres doivent dégager ! », fait désormais écho dans les rues de Tshikapa, où la grogne monte. Si les institutions provinciales persistent dans leur silence, une crise politique ouverte pourrait éclater dans cette province déjà en proie à de graves difficultés socio-économiques.
La réaction du gouverneur se fait encore attendre.


