« Nous venons de faire libérer 527 détenus, des condamnés qui sont rentrés dans les conditions de libération conditionnelle conformément à la loi », annonce le ministre d’État chargé de la Justice depuis la prison centrale de Makala à Kinshasa.
« Plus aucun prisonnier ne passerait nuit à même le sol », affirme Constant Mutamba, après la remise « d’un premier lot de matelas. Les lits sont en pleine fabrication.
Il y a aussi la réhabilitation en cours des pavillons et du centre de santé de la prison ainsi que la construction d’une nouvelle prison à Maluku ».
Ces gestes sont consécutifs aux dernières révélations faisant état d’une surpopulation de cette prison. Une maison carcérale construite pour 1500 détenus mais qui en reçoit plus de 10.000 détenus. A cela il faut ajouter les conditions inhumaines dans lesquelles vivent les prisonniers. Certains prisonniers à Makala croupissent depuis plus de 8 ans pour des faits bénins. C’est dans ce cadre que le Président de la République avait instruit la prédécesseure de l’actuel ministre d’État, ministre de la justice de procéder à des études des cas de chaque prisonnier en vue de libérer ceux dont les cas infractionnels s’avéraient moins graves. Depuis lors, aucune avancée significative n’a été constatée. C’est grâce à la perspicacité de Constant Mutamba que la justice congolaise fait ses premiers pas pour revêtir d’une nouvelle robe. Bien que des efforts énormes doivent être conjugués pour un pays dont la corruption ravage même les grandes institutions.

Téfia NAKATALA (Stagiaire)

