Le journaliste Jules Butu a été victime d’une agression physique orchestrée par deux membres collaborateurs du responsable de la société JMC dans sa résidence de Tshikapa.
Cet incident est survenu à son domicile, où des membres de l’entreprise se sont présentés en tant que visiteurs, mais leur véritable intention s’est rapidement révélée hostile.
Une visite qui dérive en violence
Accueillis par la fille du journaliste, les visiteurs ont insisté pour réveiller Jules Butu, qui se trouve actuellement dans un état de santé fragile, alité depuis deux semaines sur ordre de son médecin.
Lorsqu’il est finalement apparu, affaibli, il a été immédiatement confronté à une agression verbale et physique de la part de Monsieur Max, un responsable de JMC, accompagné de deux collaborateurs.
Selon les déclarations de Jules Butu,
Monsieur Max qui l’accusé d’avoir diffusé des informations compromettantes concernant l’utilisation des véhicules de la société JMC pour des transports commerciaux.
«Monsieur Max m’a pris à partie et a commencé à me saccager tout en me reprochant d’avoir diffusé les informations comme quoi la société JMC aurait commencé à utiliser ses véhicules pour le transport des biens à commercialiser», a-t-il dénoncé.
Jules Butu, qui anime l’émission phare « Ça se discute » sur la Radio Voix de Votre Communauté (VVC), a souligné qu’il n’avait pas été en mesure de présenter des journaux parlés depuis plus de dix ans et qu’il n’avait pas été à la radio depuis deux semaines en raison de sa santé déclinante.
Cet incident soulève des questions cruciales sur la liberté de la presse et l’intégrité des journalistes en République Démocratique du Congo. La réaction de Monsieur Max a été largement dénoncée par la communauté journalistique, qui appelle à une prise de conscience face à la violence à l’encontre des professionnels des médias.
Jules Butu réaffirme son engagement envers la vérité et la transparence, malgré les menaces et l’intimidation.
La défense de la liberté d’expression est plus que jamais un enjeu vital dans un contexte où la pression sur les journalistes semble croissante.
Depuis Tshikapa, Sadam Kapanda

