Alors que la Haute Cour militaire de Kinshasa vient d’ouvrir le procès historique visant l’ancien président Joseph Kabila, l’un de ses proches lieutenants politiques, Néhémie Mwilanya, ancien directeur de cabinet à la Présidence et figure majeure du Front Commun pour le Congo (FCC), est sorti de son silence pour dénoncer fermement la démarche judiciaire engagée contre le « Raïs ».
Dans une déclaration sans détour, Néhémie Mwilanya fustige ce qu’il qualifie de « parodie de procès ».
« La parodie de procès contre le Raïs Kabila en plein contexte du dialogue jette le discrédit sur le processus de paix en cours. Elle confirme que PR Félix c’est lui la cause profonde de la crise. Il sait à quoi il joue, mais l’exercice est périlleux .Cessons de manipuler la Justice », a-t-il martelé.
Vendredi 25 juillet, la Haute Cour militaire s’est déclarée saisie du dossier et a acté la constitution de la République Démocratique du Congo comme partie civile, signifiant que l’État se considère directement victime des infractions reprochées : trahison, crime contre la paix, participation à un mouvement insurrectionnel, homicides intentionnels, viols, torture et déportations, entre autres.
Pour rappel, l’affaire est née d’une injonction du ministre de la Justice, suivie d’un réquisitoire adressé au Sénat, qui a autorisé l’ouverture des poursuites contre le sénateur à vie Kabila. Des éléments de l’accusation font état d’une complicité présumée avec le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, notamment lors de la récente occupation de Goma.
La prochaine audience est fixée au 31 juillet 2025, après la demande de renvoi des avocats de la partie civile pour mieux consulter le dossier. D’ici là, les réactions fusent, signe que ce procès pourrait profondément bouleverser l’équilibre politique déjà fragile en RDC.

