La voie diplomatique qu’a décidé d’emprunter la République démocratique du Congo (RDC) pour la paix dans sa partie Est ne doit nullement être interprétée comme une faiblesse. Et, pour ne pas passer inutilement le temps et continuer à faire une comptabilité macabre, toutes les propositions faites par des ennemis du peuple ne doivent pas être gobées.
Le Potentiel
Pour le retour de la paix dans la partie Est de la République démocratique du Congo (RDC), les sommets se multiplient. Les forums aussi. Mais sur le terrain, l’on continue à déplorer les pertes des vies humaines. Curieusement, les autorités de la République démocratique du Congo continuent de faire confiance à des partenaires qui ne sont pas sincères.
Pas plus tard que le samedi 9 mars 2024, la RDC a été représentée par son président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à la 24ème session ordinaire de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Là encore pour trouver une solution durable quant à la pacification de l’Est, les chefs d’Etat proposent un dialogue avec le Rwanda de Paul Kagame. Un remède qui, chaque fois qu’il est prescrit, semble donner de la nausée au malade (RDC) qui l’accepte malgré lui.
Comme d’aucuns le savent et tel que l’attestent des nombreux rapports d’experts, l’agression que subit la RDC est l’œuvre d’un groupe d’Etats et des multinationales ennemis de la République démocratique du Congo, des panels et forums « régionaux » et sous-régionaux qui s’amènent avec des « moitiés-solutions » sont des hypocrites. D’un côté, ils se retrouvent avec l’agresseur et l’appuient dans sa sale besogne, et de l’autre, ils s’érigent en donneurs de leçons, en médiateurs, sachant très bien que des demi-solutions qu’ils apportent ne pourront peut-être pas résoudre grand-chose.
A l’heure actuelle, la meilleure solution à la crise sécuritaire que vit la République démocratique du Congo ne peut venir que des Congolais. Pas des forums régionaux ou sous-régionaux. Et, Paul Kagame, lui, se frotte parfois les mains pour la diversion dans laquelle s’illustrent ceux qui prétendent être amis du Congo.
Réunis à Malabo pour la 24ème session ordinaire sous le thème : « la CEEAC à la croisée des chemins vers la consolidation et la réforme pour relever les défis de l’intégration régionale en Afrique centrale », la rencontre s’est penchée sur la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo ». Plusieurs autres sujets importants ont également été abordés. Parmi les solutions à la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC, une fois de plus le dialogue entre la RDC et le Rwanda a été proposée.
Dialogue doit être sincère
En RDC, l’on estime que si le dialogue sera enclenché avec le Rwanda de Paul Kagame, il doit être un dialogue sincère.
« Les dirigeants du Rwanda doivent cesser d’abuser de la bonne foi de la Communauté internationale et d’exploiter la tragédie du génocide rwandais dénoncée par tous, qu’ils ont transformée en fonds de commerce politique cyniquement », a déclaré le ministre Congolais des Affaires étrangères, Christophe Lutundula. Déclaration faite lors de la session ministérielle organisée en marge de la 24ème session de la réunion des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), selon une dépêche de la Cellule de la communication de la Présidence de la RDC.
Pour Christophe Lutundula, les Africains en général et les membres de la CEEAC en particulier doivent éviter « la langue de bois, l’équilibrisme diplomatique » au sujet de la situation dans l’Est de la République démocratique du Congo. Et, le schéma que propose le gouvernement de la RDC pour la sortie de crise par la voie diplomatique, c’est un dialogue entre le gouvernement de la RDC et celui du Rwanda et non avec le fameux Mouvement du 23 mars.
En outre, la RDC exige que la CEEAC condamne clairement le Rwanda et le sanctionne pour son agression contre la République démocratique du Congo, en violation flagrante du droit international et de tous les instruments juridiques de l’Union africaine, qui régissent les relations entre ses États membres.
La Communauté économique des États de l’Afrique centrale privilégie ainsi l’application effective du processus de Luanda pour résoudre de manière pacifique la crise dans l’Est de la RDC.
Il faut rappeler que le président Félix Tshisekedi s’est rendu le samedi 9 mars matin à Malabo (Guinée Équatoriale) pour participer à la 24ème session de la réunion des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC). Là, les chefs d’État et de gouvernements de 11 pays membres ont participé à des échanges, notamment pour une solution à l’agression que subit la RDC.
Les participants ont échangé aussi sur la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, le rapport de la médiation de la RDC au Tchad et la proposition de la réforme avec la création de la Cour de justice communautaire.

