La route nationale numéro 27, reliant Komanda à Goli et considérée comme l’unique artère générant des recettes importantes tant pour la province que pour le gouvernement central, se trouve dans un état de dégradation avancée sur plusieurs tronçons.
Ce dimanche 14 septembre, les usagers ont lancé un appel pressant au gouvernement afin de déployer en urgence des engins pour remblayer les bourbiers qui perturbent gravement la circulation, notamment des poids lourds transportant des marchandises en provenance de l’Ouganda, pays voisin.
Ils ont identifié trois points particulièrement critiques :
« Il s’agit des tronçons Lopa-Jina, Pitso-Pimbo et Bbasa-Djugu. Tous sont devenus de véritables bourbiers bloquant le passage des véhicules. Certains chauffeurs y sont immobilisés depuis plusieurs jours. Malheureusement, ces sites se trouvent dans une zone d’insécurité grandissante », a témoigné un conducteur sous anonymat.
Cette situation provoque non seulement des retards dans l’approvisionnement des marchés en produits vivriers périssables, mais compromet également la rapidité d’intervention des forces armées en cas de menace sécuritaire dans le territoire de Djugu, épicentre de violences depuis 2017.
Rappelons que, à plusieurs reprises, les opérateurs économiques de l’Ituri ont plaidé auprès du gouvernement central pour l’asphaltage de cette route d’intérêt national. Elle alimente la province à hauteur de 80 % et joue un rôle crucial dans la cohésion sociale puisqu’elle relie trois territoires : Mahagi, Djugu et Irumu.
Flori Drajiro

