À quelques jours du référendum constitutionnel prévu le 21 septembre 2025, en Guinée, l’ancien Premier ministre et opposant en exil, Cellou Dalein Diallo, a appelé ses partisans à boycotter le scrutin, dénonçant une manœuvre du pouvoir en place pour consolider son autorité.
Alors que la campagne électorale bat son plein, dominée par les partisans du « oui », les voix dissidentes peinent à se faire entendre. Depuis un an, la fermeture de médias indépendants et la répression des opposants ont considérablement limité l’espace démocratique, compliquant la tâche de ceux qui rejettent le projet de nouvelle Constitution.
Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, le président de l’UFDG, vêtu de son traditionnel costume bleu marine, a vivement critiqué le processus en cours. Il accuse les autorités de transition, dirigées par le général Mamadi Doumbouya, de vouloir « légitimer un coup d’État » sous couvert d’un référendum. « Ne vous laissez pas duper, même un vote « non » sera transformé en « oui » », a-t-il lancé à l’attention de ses sympathisants, leur demandant de rester chez eux le jour du vote.
Le contenu du texte soumis au référendum est peu évoqué par l’opposant, qui concentre plutôt ses attaques sur la personne du chef de la junte. Il lui reproche d’avoir trahi ses engagements pris après le coup d’État de 2021 et d’utiliser ce référendum comme un outil pour prolonger indéfiniment sa présence au sommet de l’État.
Depuis la suspension de l’UFDG fin août, les interventions publiques de Cellou Dalein Diallo se font rares. Ce nouvel appel au boycott vise à mobiliser une opposition affaiblie mais toujours présente, en quête de moyens pour se faire entendre dans un contexte politique tendu.
Guelord Lubonzu

