Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape vers son autonomie militaire.
Lors d’une conférence de presse tenue le week-end dernier au palais de Koulouba, à Ouagadougou, le capitaine Ibrahim Traoré a annoncé que le pays s’apprête à fabriquer ses propres équipements militaires.
Face à la presse nationale, le chef de l’État a rappelé les difficultés rencontrées dès son arrivée au pouvoir, notamment le manque criant d’armements et la dépendance vis-à-vis des fournisseurs étrangers.
« À mon arrivée, il y avait moins de 100 000 cartouches et une centaine d’armes pour tout le pays. Aujourd’hui, nous avons rééquipé nos forces et recruté massivement. La prochaine phase, c’est de produire nous-mêmes nos équipements », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette initiative s’inscrit dans une stratégie de montée en puissance de l’armée burkinabè, déjà engagée dans un vaste programme de recrutement et de formation des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).
L’objectif affiché est clair : réduire la dépendance extérieure et construire une véritable industrie de défense nationale.
Ibrahim Traoré a également insisté sur la détermination et le moral de ses troupes, soulignant que la guerre que mène le Burkina Faso est avant tout « une guerre d’indépendance » destinée à préserver les richesses nationales et à garantir la souveraineté du pays.
Cette annonce marque un tournant historique. Si elle se concrétise, le Burkina Faso deviendra l’un des premiers pays de la région à se doter d’une capacité industrielle de production d’armes, un pas décisif dans la quête d’autonomie militaire et politique face aux défis sécuritaires persistants.
AKAMUS

