Laurent Alexandre, entrepreneur et neurobiologiste français, estime que poursuivre des études aujourd’hui peut s’avérer une perte de temps. Selon lui, l’école et l’université n’ont pas su s’adapter à la révolution numérique et à l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle. Dans son dernier ouvrage coécrit avec Olivier Babeau, il affirme que nos institutions éducatives restent figées dans des méthodes dépassées et ne tiennent pas compte des transformations rapides induites par l’IA.
Pour Laurent Alexandre, l’enseignement supérieur fonctionne encore comme au siècle dernier et ignore la multiplication des usages des outils d’intelligence artificielle. Il souligne que plus d’un milliard de personnes dans le monde utilisent déjà des programmes tels que ChatGPT, alors que les universités n’ont pas adapté leurs pratiques pour tirer parti de ces innovations. Il considère que l’école est également en retard, ne préparant ni aux bouleversements des métiers des cols blancs ni aux transformations liées à la robotisation et aux métiers manuels.
L’expert estime que la priorité est désormais d’apprendre aux jeunes à interroger correctement l’IA et à utiliser ces outils de manière efficace. Il explique qu’il rencontre très rarement des erreurs avec ChatGPT et que le véritable enjeu réside dans la manière de poser les bonnes questions. Selon lui, former les élèves et étudiants à manipuler l’intelligence artificielle intelligemment est plus utile que de suivre des cursus traditionnels qui n’ont pas évolué avec le numérique.
Laurent Alexandre insiste sur le fait que la révolution technologique oblige l’école à revoir sa stratégie. Selon lui, enseigner à comprendre et exploiter les outils numériques est aujourd’hui bien plus pertinent que de s’en tenir à des programmes académiques classiques. Pour lui, continuer à faire des études sans intégrer cette dimension relève d’une perte de temps face à la puissance et à l’accessibilité croissante de l’intelligence artificielle.

