Bienvenu dans vitrine des journaux ! La presse congolaise de ce vendredi 31 octobre 2025, s’étend sur deux scènes contrastées : celle de Paris, où se joue une partie de la paix régionale, et celle de Kinshasa, encore traversée par des remous politiques.
À l’initiative d’Emmanuel Macron, une conférence internationale pour la paix et la prospérité dans la région des Grands Lacs s’est ouverte jeudi à Paris. Le président français y a annoncé une aide humanitaire de 1,5 milliard d’euros et la réouverture de l’aéroport de Goma aux vols humanitaires, un signal fort pour les populations du Nord-Kivu, toujours prises au piège des affrontements. Face à un parterre de dirigeants, Félix Tshisekedi a dénoncé la responsabilité du M23/AFC et du Rwanda dans l’escalade de la crise humanitaire. Le chef de l’État congolais a appelé la communauté internationale à un alignement clair sur la Résolution 2773 de l’ONU, réclamant l’accès humanitaire sécurisé et la fin de l’occupation des territoires congolais.
Mais cette rencontre a aussi révélé des absences de taille : Paul Kagame, Yoweri Museveni et Évariste Ndayishimiye ont brillé par leur silence, laissant Tshisekedi relativement isolé aux côtés d’Emmanuel Macron et du président togolais Faure Gnassingbé.
Sur le plan national, la politique congolaise s’anime. Christian Mwando a confirmé la rupture entre Moïse Katumbi et Joseph Kabila, tandis que Prince Epenge dénonce la suspension du PPRD et de l’ATD comme une dérive autoritaire. Dans le même registre, Joseph Olenghankoy met en garde Tshisekedi : sans action rapide, l’ONU pourrait se détourner de la RDC.
Enfin, le judiciaire s’invite dans l’actualité : Matata Ponyo perd définitivement son siège à l’Assemblée nationale après sa condamnation, tandis qu’un procès retentissant autour du braquage de Rawbank s’annonce. Sur une note plus sociale, les Kinois respirent un peu : la baisse des prix des produits de première nécessité redonne du souffle aux ménages…









