Un groupe de militaires a annoncé ce mercredi avoir pris le contrôle intégral de la Guinée-Bissau et déclaré la suspension du processus électoral, à peine trois jours après le scrutin présidentiel.
Plus tôt dans la journée, des détonations ont été entendues aux abords du palais présidentiel. Cette tension est survenue alors que deux camps — celui de Fernando Dias, candidat indépendant, et celui du président sortant Umaro Sissoco Embaló — revendiquaient chacun la victoire.
Selon des informations relayées par Jeune Afrique, le président Embaló aurait lui-même contacté la rédaction pour affirmer avoir été interpellé dans son bureau au palais présidentiel, aux alentours de midi.
Pour l’instant, aucune précision officielle n’a été donnée sur l’identité de la personne désormais à la tête du pays.
Depuis son accession au pouvoir en 2020, Umaro Sissoco Embaló, 53 ans, a été confronté à plusieurs tentatives de déstabilisation. La dernière remonte à octobre, lorsqu’il avait accusé l’ancien Premier ministre Domingos Simões Pereira d’avoir monté un complot visant à l’évincer.
Ce nouveau coup de force plonge une nouvelle fois la Guinée-Bissau, pays de 2,2 millions d’habitants, dans une zone d’ombre politique et institutionnelle.

