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Sécurité

Capitaine Anthony Mwalushay : « La majorité des gens qui sont derrière Mobondo sont souvent derrière le Président de la République »

La situation sécuritaire dans la capitale et ses environs demeure préoccupante avec l’activisme croissant du mouvement Mobondo, qualifié par les Forces armées de la RDC (FARDC) de « rébellion bien structurée ». Le capitaine Anthony Mwalushay, porte-parole des opérations militaires Ngemba, a mis en garde contre des liens présumés entre ce groupe armé et certaines factions politiques proches du pouvoir.

« La majorité des gens qui sont derrière Mobondo sont souvent derrière le Président de la République. La journée, ils se montrent comme des agneaux, mais la nuit, ce sont eux qui commandent les Mobondo », a-t-il déclaré. Selon lui, la traque du mouvement est compliquée par un certain flou entretenu par des acteurs politiques, tandis que les FARDC réaffirment leur détermination à neutraliser cette menace imminente.

Cette alerte intervient dans un contexte d’escalade de la violence à Kikwit, dans la province du Kwilu. Des affrontements récents ont coûté la vie à au moins quinze miliciens Mobondo et cinq soldats des FARDC. En représailles, l’armée a mené une opération de nettoyage et a présenté, dimanche 29 décembre, les armes saisies sur le terrain : vingt-neuf armes de calibre 12, six fusils d’assaut AK-47 ainsi que plusieurs documents et pièces d’identité, récupérés dans les localités de Bolingo et Nkana, en périphérie de Kikwit.

Le capitaine Mwalushay a souligné que ces pertes confirment le niveau élevé d’organisation et la dangerosité de cette rébellion. « Ce ne sont pas des escarmouches mineures. Les Mobondo disposent d’un armement conséquent et montrent une capacité à infliger des pertes aux forces régulières », a-t-il précisé. Il a averti les commanditaires présumés, qu’ils soient affiliés à la majorité présidentielle ou à l’opposition, que l’armée n’a « pas de couleur » et agira contre tous ceux impliqués, directement ou indirectement, dans ces violences.

Les FARDC insistent sur la gravité de la menace : la proximité géographique de Kikwit avec Kinshasa ajoute une dimension stratégique particulière, rendant la neutralisation des Mobondo prioritaire. Pour la population locale, prise en étau entre miliciens et forces de l’ordre, la peur demeure omniprésente. L’enjeu pour les autorités est désormais de traduire ces avertissements en actions concrètes pour démanteler définitivement les réseaux Mobondo et sécuriser les abords de la capitale.

La Rédaction Réveil Congo

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