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Politique

RDC : l’opposition entrevoit un dialogue sans Félix Tshisekedi en cas de son refus persistant de le convoquer !

À deux ans de la fin de son mandat constitutionnel, le Chef de l’État, Félix Tshisekedi continue à subir des pressions internes de l’opposition pour qu’il convoque au plus bref délai un dialogue national inclusif.

Après le discours ordinaires de Martin Fayulu à la Saint Sylvestre, c’est le tour de Prince Epenge, membre de la coalition Lamuka qui appelle le chef de l’État à convoquer urgemment un dialogue national inclusif.
Il appelle même à des manifestations et évoque une possibilité d’un dialogue format sans Félix Tshisekedi, en cas de son refus de le faire.

« Commençons des manifestations. Si M. Tshisekedi ne veut pas ce dialogue-là, nous allons organiser le dialogue sans lui. Parce que nous ne pouvons pas sacrifier l’avenir de toute une nation pour faire plaisir à un monsieur qui pense que sans lui, le Congo ne peut pas exister » , estime-t-il.

Dans ses déclarations, Prince Epenge a estimé que la crise congolaise comporte à la fois une dimension interne et une dimension externe. Il a soutenu que l’efficacité des démarches diplomatiques dépendra de la capacité des acteurs nationaux à se parler, à se réconcilier et à formuler des recommandations consensuelles issues d’un dialogue interne crédible. À ses yeux, cette dynamique interne devrait constituer le socle de toute action menée à l’extérieur du pays.

Prince Epenge a rappelé que la RDC a survécu à plusieurs régimes politiques et continuera d’exister au-delà des dirigeants actuels. Il a souligné que le mandat du président en exercice touche à sa fin dans les deux prochaines années et que cette période devrait être mise à profi pour préparer une sortie de crise durable.

Enfin, il a plaidé pour une reconnaissance collective des responsabilités, affirmant que les violences armées comme les élections contestées ont causé des pertes humaines.

Selon lui, tous les acteurs politiques portent une part de responsabilité et devraient faire preuve d’humilité en demandant pardon au peuple congolais, dans l’intérêt de la paix et de la réconciliation nationale :

« Il n’y a pas de saint, il n’y a pas de diable dans l’enfer du Congo. Tous, nous avons péché. Tous, nous avons besoin de pardon. On ne va pas nous dire, oh, c’est là qu’on a pris les armes. Oui, ils ont pris les armes, ils ont péché. Ils ont besoin du pardon du peuple. Vous qui avez triché aux élections, vous avez péché aussi. Vous avez occasionné le mort par les élections.

Il n’y a pas que les armes qui tuent. Les élections frauduleuses et chaotiques tuent aussi. Donc, tous ont péché devant le peuple et tous ont besoin de regarder le peuple en face et lui demander pardon »

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