La capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines continue de susciter de vives réactions à travers le monde. En République démocratique du Congo, un analyste politique et géostratégique congolais, qui a requis l’anonymat, livre une lecture critique de cet événement qu’il qualifie de « gifle majeure infligée au droit international ».
Selon lui, malgré ses limites évidentes et son usage souvent favorable aux puissances dominantes, le droit international demeure un cadre indispensable à la régulation des relations entre États. « Imaginer une scène internationale sans règles, sans normes et sans retenue, c’est ouvrir la voie au chaos permanent », estime-t-il, tout en reconnaissant que la réalité des relations internationales reste largement dictée par les rapports de force.
L’analyste souligne que l’intervention américaine au Venezuela s’explique avant tout par des intérêts stratégiques, notamment pétroliers. «
Le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole au monde. Pour Washington, il est inconcevable de laisser une ressource aussi stratégique échapper à son contrôle », affirme-t-il, évoquant également l’enjeu des minerais critiques et des terres rares à l’échelle globale.
Pour cet observateur, la leçon est claire pour les pays africains : sans puissance militaire dissuasive, aucun État n’est à l’abri.
Il cite l’exemple de la Corée du Nord, rarement attaquée en raison de sa capacité nucléaire. Enfin, il appelle à des réformes profondes, notamment dans l’éducation, plaidant pour un recentrage sur les sciences, la technologie, l’ingénierie et l’innovation, afin de préparer des États capables de défendre leurs intérêts dans un monde dominé par la force.
AKAMUS

