Un climat de tension prévaut dans la ville de Beni, à l’est de la République démocratique du Congo. Plusieurs structures de la jeunesse, issues de mouvements citoyens et d’associations locales, exigent l’ouverture d’enquêtes sur la résidence de Lwambo Mupfuni, accusée d’héberger de jeunes recrues de l’AFC-M23 en provenance de Masisi et de Goma.
Ces organisations de jeunes dénoncent ce qu’elles qualifient de complicité présumée entre certains membres du gouvernement provincial et Lwambo Mupfuni, ancien président du Conseil territorial de la jeunesse de Masisi.
Selon leurs déclarations, sa résidence servirait de lieu d’hébergement à plusieurs jeunes recrutés par l’AFC-M23, puis envoyés à Beni pour mener des actions de sensibilisation auprès de la jeunesse locale.
Les mêmes sources affirment que ces jeunes ciblent particulièrement les villes de Beni, Butembo et les territoires de Lubero, dans le but d’inciter d’autres jeunes à rejoindre l’Armée révolutionnaire congolaise (ARC), branche militaire de l’AFC-M23.
Elles avancent que plus d’une vingtaine de jeunes seraient logés dans cette maison et effectueraient régulièrement des déplacements entre Goma, Beni, Lubero et Butembo, bénéficiant de financements pour intensifier ces activités.
Selon Pascal Paluku , l’un des jeunes qui explique, que la ville de GOMA serait déjà infiltrée par les jeunes qui recrutés à Masisi et Goma pour mener des grandes démobilisation à Beni pour le compte des rebelles du M23.
Face à cette situation jugée préoccupante, les structures de la jeunesse appellent les autorités compétentes à multiplier les enquêtes afin de préserver la sécurité de la ville et de démasquer d’éventuels infiltrés accusés de recruter et de mobiliser des jeunes au profit de l’AFC-M23.
Kambala J.

