Dans une note de plaidoyer adressée au gouverneur de province portant sur l’instauration d’un cadre d’entente préalable en vue de prévenir un climat d’insécurité entre les éléments de l’ordre public et les chauffeurs de taxi-motos dans la ville de Kananga, Anastasie Kapemba, femme leader engagée dans la lutte politique et la défense des droits des femmes, sollicite l’implication personnelle de l’autorité provinciale après avoir constaté la situation préoccupante qui prévaut dans la ville.
Dans sa correspondance, elle écrit :« Nous venons par la présente solliciter votre implication bienveillante en vue de la mise en place d’un cadre de concertation et de dialogue entre l’autorité morale des éléments de l’ordre public et les chauffeurs de taxi-motos œuvrant dans la ville de Kananga. »
Elle poursuit :
« Il s’observe ces derniers temps une montée des tensions et des incompréhensions entre ces deux parties, situation susceptible d’engendrer un climat d’insécurité, de méfiance mutuelle et de perturbation de l’ordre public, au détriment de la paix sociale et du bien-être de la population. Cette situation alarmante affecte les mouvements de la population innocente. »
Anastasie Kapemba se dit confiante quant à l’intervention du numéro un de la province pour désamorcer cette crise naissante.
« Convaincus que la prévention des conflits passe par le dialogue, l’écoute réciproque et la recherche de solutions consensuelles, nous estimons qu’un terrain d’entente préalable permettrait : de clarifier les rôles et responsabilités de chaque partie ; de prévenir les affrontements et les abus ; de renforcer la collaboration dans le respect des lois et règlements en vigueur ; et de préserver la sécurité des personnes et de leurs biens », ajoute-t-elle.
En conclusion, Mme Kapemba sollicite formellement :
« Dans cette optique, nous demandons l’organisation, sous votre autorité, d’une rencontre de concertation réunissant les représentants des forces de l’ordre, les leaders des associations des chauffeurs de taxi-motos ainsi que d’autres parties prenantes concernées, afin de définir des mécanismes durables de cohabitation pacifique. »
Stéphane Joël Kande

