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Sécurité

Mwenga : deux morts dans des circonstances troublantes à Kamituga et Lugushwa

Le territoire de Mwenga, dans la province du Sud-Kivu, a été marqué cette semaine par la découverte de deux corps sans vie à Kamituga et à Lugushwa, des drames qui ravivent les inquiétudes sécuritaires au sein de la population locale.

À Kamituga, la victime est un jeune garçon exerçant le métier de négociant d’or dans cette ville minière.

Selon des sources locales concordantes, les faits remontent au mercredi 21 janvier dernier. Le jeune homme aurait été abordé sur son lieu de travail, situé à la bifurcation entre Tchanda/Mero et Butwa, à quelques mètres de l’ancienne adresse de la radio Vision Shala. Après avoir reçu un appel dans la matinée, vers 10 heures locales, il aurait été conduit par des hommes en tenue civile vers un étang piscicole appartenant à un habitant connu sous le nom de Dumbwa, au quartier Butwa, dans la commune de Mobale.

Toujours d’après les mêmes sources, la victime aurait été tuée sur place, avant que son corps ne soit abandonné. Celui-ci a été retrouvé sans vie 24 heures plus tard, à l’issue de recherches menées par sa famille.

Des informations non encore officiellement confirmées font état de l’interpellation d’un capitaine des FARDC, soupçonné d’être impliqué dans ce meurtre, ainsi que de certains de ses collaborateurs présumés. Les autorités judiciaires auraient été saisies du dossier, tandis que les enquêtes se poursuivent afin d’identifier tous les responsables.

Un second cas de tuerie a été signalé le jeudi dernier dans la localité de Lugushwa, en chefferie des Bawandeme, toujours dans le territoire de Mwenga. Là, un homme exerçant le métier de boucher a trouvé la mort après avoir été violemment agressé par des éléments se réclamant des Wazalendo. Selon les informations recueillies sur place, la victime aurait été accusée d’avoir abattu une jeune vache, une accusation qui aurait conduit à des violences ayant entraîné sa mort.
Ces actes ont été vivement condamnés par les acteurs de la société civile locale, qui dénoncent le recours à la justice populaire et rappellent qu’aucune infraction ne peut justifier des actes de torture ou de violences ayant conduit à la mort d’un citoyen.

Face à ces deux drames, la société civile appelle les autorités sécuritaires et judiciaires compétentes à ouvrir, sans délai, des enquêtes indépendantes afin d’établir les responsabilités et de traduire les auteurs de ces crimes en justice, conformément aux lois de la République démocratique du Congo.

Isaka Kijana

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