De violents affrontements ont éclaté dans le village de Mingazi, en territoire de Kabambare, province du Maniema, faisant plus de trente morts et plusieurs blessés, selon un bilan provisoire communiqué lundi 2 mars 2026 par l’autorité territoriale.
D’après les informations fournies par l’administrateur du territoire, Albert Katuta wa Lubangi, les combats ont opposé les éléments Wazalendo proches de Selemani Kabala à ceux affiliés au chef d’état-major Amisi Souverain. Les échanges de tirs, décrits comme particulièrement intenses, ont semé la panique au sein de la population civile.
Plusieurs habitants ont fui la zone par crainte de représailles, tandis que des sources locales évoquent des habitations abandonnées et une paralysie des activités socioéconomiques. Le bilan humain pourrait s’alourdir, certaines victimes étant encore prises en charge dans des structures sanitaires aux moyens limités.
Intervenant dans les médias locaux, l’administrateur a fermement condamné ces violences, estimant qu’elles « mettent gravement en danger la vie des populations civiles ». Il a appelé les différentes parties à la retenue et au respect des vies humaines.
Par ailleurs, l’autorité territoriale a sollicité l’implication des autorités provinciales du Maniema afin d’envisager des mesures urgentes d’apaisement, notamment la suspension temporaire de certaines barrières érigées dans la zone, qu’elle considère comme un facteur aggravant des tensions entre groupes armés.
Le territoire de Kabambare demeure marqué par la présence de plusieurs factions armées locales dont les rivalités internes alimentent régulièrement des affrontements meurtriers. À ce stade, aucune communication officielle n’a été faite concernant une éventuelle opération de sécurisation visant à rétablir l’ordre à Mingazi.
La situation reste volatile, alors que la population attend des actions concrètes pour restaurer la sécurité et prévenir de nouvelles violences dans cette partie du Maniema.
Isaka Kijana

