Un événement tragique a endeuillé, le dimanche 1er février, la localité de Mubi, située dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu. Un élément des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a ouvert le feu sur un membre des Wazalendo, groupes locaux d’autodéfense opérant dans cette zone instable.
Les circonstances entourant ce drame n’ont pas encore été élucidées. Les autorités militaires ont néanmoins confirmé le lancement d’une enquête pour faire toute la lumière sur les faits, déterminer les responsabilités et comprendre les motivations de cet acte. D’après des sources locales, la victime, grièvement blessée par balle, a été évacuée d’urgence vers une structure médicale.
Malheureusement, malgré les efforts du personnel soignant, elle a succombé à ses blessures peu après son admission à l’hôpital. Le militaire présumé auteur du tir a été interpellé et mis à la disposition de la hiérarchie militaire pour les besoins de l’enquête, selon des sources concordantes.
Réagissant à cet incident, la société civile du territoire de Walikale appelle les autorités militaires à prendre des mesures urgentes afin d’éviter la répétition de tels actes, dans un contexte sécuritaire déjà marqué par de fortes tensions. Elle met en garde contre les risques liés à la cohabitation fragile entre l’armée régulière et les groupes d’autodéfense locaux.
Ce nouveau cas relance le débat sur la coordination et la gestion des relations entre les FARDC et les Wazalendo dans plusieurs zones du Nord-Kivu, où des frictions persistantes sont régulièrement signalées, souvent dues à un déficit de communication et à une définition floue des rôles sur le terrain.

